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Bulletin Quotidien Europe N° 12742
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Psdc

Malgré le coup d’État, EUTM Mali poursuit normalement sa mission

Le directeur général de l'État-major de l'UE, Hervé Bléjean, a souligné, mercredi 16 juin, que la mission de formation de l'UE au Mali (EUTM Mali) se poursuivait normalement, malgré le coup d’État du 24 mai (EUROPE 12728/17).

« Nous avons décidé, en commun accord avec les États membres, pour l’instant, de maintenir les activités d’EUTM Mali. Les activités de formation et les entraînements se poursuivent sans changement significatif », a-t-il expliqué lors d’une audition au Parlement européen. L’UE a déjà formé plus de 16 000 hommes et femmes.

M. Bléjean a notamment expliqué qu’une nouvelle unité légère de reconnaissance et d’intervention avait commencé sa formation début juin et que la première action de formation d’une unité d’analystes de renseignement avait débuté le 14 juin au profit des forces armées du Burkina Faso.

« Le seul changement dans EUTM est que l’on ne fait plus de communication sur nos actions au profit des forces armées maliennes », a-t-il ajouté.

Le directeur général a précisé que l’UE maintenait « évidemment » une « observation lucide des évolutions politiques et d’éventuels mouvements au sein du commandement des FAMA (Forces armées maliennes) », qui pourrait changer la décision de maintien de la mission prise.

M. Bléjean a rappelé que le coup d’État n’était pas un coup d’État militaire, mais un coup d'État du vice-président, qui est effectivement un militaire. Il a expliqué s’être entretenu avec le chef d’état-major malien, qui s’était désolidarisé du coup d'État et avait rappelé la neutralité des forces armées.

Si la situation évoluait défavorablement, la mission pourrait mettre la priorité sur le soutien au G5 Sahel et sur l’extension du mandat vers le Burkina Faso et le Niger, faire de la coordination seulement technique avec les homologues militaires maliens pour préparer le retour à la normale et se concentrer sur la formation essentielle, c’est-à-dire le secourisme au combat, les droits de l’homme et le droit humanitaire, a précisé M. Bléjean. Il a ajouté que les besoins de sécurité du pays restaient inchangés et qu’une suspension de la mission serait préjudiciable à la sécurité.

Selon le directeur général, si, en raison des annonces françaises de mettre fin à l’opération Barkhane, EUTM devait faire davantage, cela passerait « inévitablement » par le renforcement du pilier de conseil. Il a rappelé que la fourniture d’officiers experts, compétents et maîtrisant parfaitement le français était nécessaire, et que l’équipe de conseil de la mission manquait de la moitié des ressources humaines nécessaires. (Camille-Cerise Gessant)

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