Les ambassadeurs des États membres auprès de l'Union européenne ont donné mandat à la Présidence portugaise du Conseil de l'UE, mercredi 16 juin, de relancer les négociations avec le Parlement européen sur la nouvelle Agence européenne de l’asile .
Le règlement relatif à l'Agence européenne pour l'asile renforce le mandat actuel de l'EASO (Bureau européen d'appui à l'asile) et facilite le déploiement d'experts dans les États membres qui ont demandé un soutien opérationnel. Le nouveau mandat accroît aussi le soutien de l'agence à la coopération entre les États membres et les pays tiers.
Cinq pays méditerranéens (Chypre, l'Espagne, la Grèce, l'Italie et Malte) avaient des réserves sur ce texte mûr pour l'adoption en raison des autres éléments du Pacte 'asile et migration' qui leur impose de nouvelles obligations aux frontières extérieures. Ils avaient donc décidé de faire un geste sur ce règlement en espérant obtenir des avancées favorables sur les autres éléments du Pacte (EUROPE 12736/10). La réforme de l'EASO avait été présentée une première fois en 2016 et avait fait l’objet d’un accord partiel avec le PE en 2017, avant d’être amendée en 2018. Le nouveau mandat revient au texte de 2016, mais exclut trois points, notamment sur le mécanisme de surveillance, que ces cinq pays ne veulent pas appliquer avant de progresser sur le reste du Pacte.
Les cinq pays cités ont d’ailleurs réaffirmé, le 16 juin, qu’ils considèrent que les propositions législatives de 2016 sur la réforme du régime d'asile européen commun et de 2020 sur le Pacte sur l'immigration et l'asile « constituent un paquet législatif dont les éléments sont étroitement liés. L'adoption du règlement relatif à l'Agence européenne pour l'asile est une étape importante et nécessaire qui n'affecte pas cette approche par paquet ».
Voir le lien vers le mandat : https://bit.ly/2S0RplF (Solenn Paulic)