Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis jeudi 27 mai à Lisbonne, ont exprimé leurs préoccupations concernant la situation au Mali après le coup d'État du colonel Assimi Goïta et la démission forcée du Président de la Transition, Bah N’Daw, et de son Premier ministre, Moctar Ouane (EUROPE 12726/7).
« Nous avons tous été d'accord pour dire qu'il faut respecter la transition pacifique qu'on avait commencée. Nous sommes très préoccupés par le coup d'État. C'est un coup d'État dans un coup d'État, qui représente un danger pour la population », a déclaré le Haut Représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell.
Rappelant que, lors de sa récente mission au Mali, il avait exprimé l'espoir d'autre chose qu'une transition entre deux coups d'État, il a exprimé toute sa déception qu'ait été mise en échec « la dynamique positive qui avait commencé ».
En réponse à la presse, il a toutefois assuré que l'UE continuera sa mission de formation des militaires maliens. Il s'est en outre félicité que Bah N'Daw et Moctar Ouane aient été libérés. (Aminata Niang)