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Bulletin Quotidien Europe N° 12728
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Le Parlement européen tente d'identifier avec les États membres les principaux problèmes posés par le Pacte 'Asile et migration'

Le Parlement européen est prêt à avancer sur le 'Pacte asile et migration' et attend que le Conseil de l’UE fasse de même.

La commission des libertés civiles du PE a organisé, jeudi 27 mai, une grande audition sur les différents textes législatifs du Pacte proposé par la Commission en septembre et a invité pour l’occasion une série de responsables politiques pour identifier avec eux les problèmes soulevés par cette réforme.

Parrainée par le rapporteur suédois, Tomas Tobé (PPE), responsable du règlement sur la gestion de l’asile et de la migration (AMMR), qui a rappelé que la question migratoire ne deviendrait « pas plus facile à régler avec le temps », l’audition a notamment porté sur la dimension de solidarité.

Le ministre grec responsable de l’Asile et la Migration, Notis Mitarachi, a exprimé très clairement à ce titre les besoins de son pays. Considérant que la relocalisation des demandeurs d’asile reste la mesure la plus efficace, il a jugé que les partenariats de retours pouvaient constituer une bonne idée, mais des doutes demeurent.

« Le délai de 8 mois » pour réaliser ces retours lui semble improbable et « cela signifiera que ces personnes resteront dans le pays de première entrée avec les autres personnes qui peuvent, elles, avoir l’asile et les personnes devant faire l’objet de retours ».

Le ministre a également plaidé pour une « méthodologie transparente » pour déterminer les seuils à partir desquels un pays est considéré comme étant en situation de pression ou de crise migratoire. « Je veux que la Commission accepte, quand la Grèce lui dit qu’elle est en situation de pression », a-t-il dit. Le seuil de déclenchement des mesures de solidarité pour les situations de pression devrait aussi être le même que celles de sauvetage en mer, qui, dans le Pacte, font l’objet d’un traitement séparé avec des mesures obligatoires.

Le ministre a estimé que la réponse européenne devait répondre à trois enjeux : la dimension extérieure et les relations avec les pays tiers, la protection des frontières extérieures et, en interne, une juste redistribution des responsabilités et de la solidarité.

En effet, à l’heure actuelle, les pays de première ligne ont trop de « charges différentes », entre la protection des frontières, le traitement des demandes d’asile, la création de centres ou la charge d’effectuer les retours. Le futur règlement sur le filtrage des migrants pourrait aussi poser de nouvelles exigences.

De son côté, le secrétaire d’État allemand aux Affaires intérieures, Stephan Mayer, a évoqué le souci pour Berlin d’avoir des procédures aux frontières extérieures qui permettent d’identifier rapidement qui peut avoir la protection dans l’UE, notamment à travers du règlement sur le filtrage.

Sur la solidarité, il est « très important pour nous d’avoir un mécanisme de solidarité obligatoire, y compris avec une relocalisation obligatoire », mais « tous les États membres doivent être ouverts à un compromis à la fin ».

« Nous avons de l’empathie pour les pays de première ligne, mais ce n’est pas contradictoire avec l’objectif du filtrage » des migrants, a-t-il également jugé. (Solenn Paulic)

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