Les ministres de la Pêche des pays de l’UE ont indiqué, mercredi 26 mai, qu’ils souhaitaient un accord complet avec le Royaume-Uni sur les quotas de pêche 2021 pour les stocks de poissons partagés.
Les quotas ont été fixés de manière provisoire jusque fin juillet et la Commission européenne mène les négociations au nom de l’UE avec le Royaume-Uni pour fixer de manière définitive les possibilités de pêche pour le restant de l’année.
Le Royaume-Uni a proposé de conclure un accord partiel « comme alternative à un accord global », selon la note de la Commission transmise aux ministres de la Pêche, datant du 25 mai et vue par EUROPE. « L'accord partiel comprendrait tous les éléments convenus au préalable et laisserait à chaque partie le soin de décider des éléments non convenus », selon la Commission.
Le commissaire Virginijus Sinkevičius a convoqué une réunion virtuelle le 17 mai avec les 11 ministres des États membres concernés. Les ministres ont soutenu la position du commissaire consistant à rejeter un accord partiel et à continuer à rechercher un accord complet et global avec le Royaume-Uni, « mais pas à n'importe quel prix », selon la note. La Commission privilégie ainsi un accord global.
Selon la note, « un terrain d'entente » a été trouvé sur de nombreuses questions durant les consultations. « Tous les niveaux de TAC ont fait l'objet d'un accord préalable », à l'exception du TAC de tacaud norvégien. D'autres questions font partie des consultations (plafonds pour les pêcheries hors quotas, gestion des stocks de bar, mesures correctives/techniques en mer Celtique...)
Le 20 avril, le Royaume-Uni a présenté une proposition de compromis sur les questions restantes. L'UE a proposé d'accepter un certain nombre de propositions du Royaume-Uni.
Le 10 mai, le Royaume-Uni a rejeté les offres de l'UE sur le tacaud norvégien, la flexibilité interzone pour le maquereau et les flexibilités concernant les poissons blancs.
Le Royaume-Uni a alors suggéré de trouver un accord partiel. (Lionel Changeur)