Les membres de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen ont eu un premier échange de vues, lundi 14 juin, sur le projet de rapport de María Spyráki (PPE, grecque) relatif à la stratégie de l’Union européenne pour réduire les émissions de méthane, deuxième contributeur au changement climatique après le dioxyde de carbone (CO2).
Se félicitant des intentions de la Commission européenne affichées dans sa stratégie présentée le 14 octobre dernier (EUROPE 12581/9), le rapport souligne que des réductions des émissions de méthane supplémentaires – allant jusqu’à 35 à 37% d’ici 2030, selon les estimations – sont nécessaires, si l’UE veut atteindre son nouvel objectif climatique consistant à réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55% à l’horizon 2030 (EUROPE 12703/1).
Pour ce faire, l’Union doit veiller à ce que ses obligations à venir visant à réduire les émissions de méthane dans le secteur de l’énergie « couvrent toute la chaîne d’approvisionnement », estime Mme Spyráki.
Et la députée de rappeler que, selon la Commission, les émissions de méthane rejetées dans des pays tiers pour produire et acheminer du gaz fossile vers l’UE représentent entre trois et huit fois la quantité d’émissions produites au sein de l’Union pour le gaz, et même plus encore pour le pétrole.
Si la plupart des membres de la commission ENVI ont salué le rapport de Mme Spyráki, plusieurs d’entre eux ont souligné la nécessité d’établir un cadre obligatoire pour la mesure, la notification et la vérification (Monitoring, Reporting and Verification – MRV) des fuites de méthane dans le secteur de l’énergie ainsi que pour la détection et la réparation de celles-ci.
La date limite pour le dépôt des amendements au projet de rapport a été fixée au 21 juin.
Voir le projet de rapport : https://bit.ly/3zqPebZ (Damien Genicot)