Les ministres européens de l'Emploi et des Affaires sociales ont soutenu d’une manière générale, lundi 14 juin, la suggestion de la Présidence portugaise du Conseil de l'Union européenne de développer une feuille de route pour fixer des objectifs nationaux en lien avec les trois grands objectifs européens entérinés au Sommet social de Porto début mai.
La plupart ont ainsi salué les trois objectifs sociaux pour 2030 (EUROPE 12714/3, 12671/2). Certes, certains auraient aimé plus d’ambition, comme le Luxembourg, sur les objectifs en matière de lutte contre la pauvreté.
De nombreux ministres ont souligné les disparités socioéconomiques entre États membres et, dans ce contexte, la nécessité de mieux intégrer les partenaires sociaux et la société civile. La Pologne, notamment, a souligné l’importance de respecter le principe de subsidiarité. La Slovaquie a mis en exergue la nécessité de rester réaliste et d’avoir des objectifs mesurables.
Semestre européen
Tous les ministres ont confirmé le rôle cardinal du processus budgétaire 'Semestre européen' pour faire le suivi des politiques sociales. Le retour à la normale le plus rapidement possible de ce processus budgétaire, pour prendre en compte la dimension sociale, a été demandé, entre autres, par les ministres suédois, croate, luxembourgeois et belge.
La Lettonie a toutefois dit qu’il n’était pas nécessaire de révolutionner le processus. Pour la Roumanie, le cycle du processus doit être rallongé sur une durée de deux ans afin de mieux prendre en compte les effets structurels des réformes mises en place.
En lien avec les nouveaux objectifs, la plupart des ministres ont demandé à renforcer le rôle de la formation EPSCO dans le jeu des négociations sur le 'Semestre européen'. Plusieurs ministres ont appelé à un renforcement de la coordination avec la formation d'un Conseil ‘Affaires économiques et financières’ (ECOFIN).
Pour consulter la note de cadrage de la Présidence portugaise du Conseil de l’UE: https://bit.ly/3gyTs8R (Pascal Hansens)