Les dirigeants des pays membres de l’OTAN ont estimé, lundi 14 juin, dans leur déclaration commune, que le retrait de leurs troupes de l’Afghanistan – après 20 ans de présence – ne signifiait pas la fin de la relation avec le pays.
« Nous allons maintenant entamer un nouveau chapitre », soulignent-ils, confirmant leur engagement à continuer de soutenir le pays, sa population et ses institutions s’agissant de promouvoir la sécurité et de préserver les avancées durement acquises ces vingt dernières années.
Les Alliés rappellent que l’OTAN conservera un bureau à Kaboul pour son haut représentant civil afin de poursuivre l'action diplomatique et de renforcer le partenariat avec l’Afghanistan et que l'organisation poursuivra la formation et le soutien financier aux forces de défense et de sécurité nationales afghanes.
Les Alliés fourniront aussi un financement transitoire de manière à assurer la continuité des activités de l’aéroport international de Kaboul. Si la Turquie s’est dite prête à protéger cet aéroport, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a précisé que les Alliés travaillaient sur le sujet, sans confirmer que la Turquie aurait effectivement ce rôle.
L’organisation promet également qu'elle développera le dialogue sur l’Afghanistan avec les partenaires internationaux et régionaux concernés. L'Alliance continuera d’appuyer le processus de paix en cours et appelle toutes les parties prenantes à aider l’Afghanistan à promouvoir un règlement politique inclusif et durable, ajoutent les dirigeants.
Voir la déclaration : https://bit.ly/3xmhQkY (Camille-Cerise Gessant)