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Bulletin Quotidien Europe N° 12733
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

La Commission européenne s'inquiète de la décision du Danemark d'externaliser la politique d'asile

La Commission européenne a fait part de ses « préoccupations » quant à la loi nationale adoptée jeudi 3 juin par le Parlement danois visant à externaliser la politique d’asile et à renvoyer dans un pays tiers des personnes étant venues déposer une demande d’asile au Danemark.

Une externalisation de la politique d’asile qui ne correspond pas aux standards européens et pose des « questions fondamentales », notamment sur sa compatibilité avec les obligations internationales, a indiqué le même jour Adalbert Jahnz, porte-parole de l'institution chargé des migrations.

« Nous nous inquiétons aussi des risques de saper le système de protection internationale pour les réfugiés de la planète entière. Le traitement extérieur de demandes pose des problèmes en termes d'accès à la protection et aux procédures de demande d'asile », a-t-il également noté.

La Commission va désormais « analyser » très sérieusement cette législation « avant de décider » des prochaines étapes. Le Danemark ne participe pas aux politiques de liberté, de sécurité et de justice, mais peut choisir de prendre quelques législations : le pays ne participe pas, par exemple, au dernier règlement dit de Dublin, qui encadre les responsabilités en matière d'asile entre les États membres. La Commission a demandé du temps, jeudi, pour regarder en détail la situation juridique du Danemark.

« Le UNHCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, exhorte les États à ne pas externaliser leurs obligations en matière d'asile et de protection. Le HCR prévient que de telles pratiques mettent en péril la sécurité des personnes ayant besoin d'une protection internationale », avait déjà réagi le UNHCR le 19 mai dans la perspective de ce vote.

Ainsi, « le HCR reste fermement opposé aux initiatives d'externalisation qui transfèrent de force les demandeurs d'asile vers d'autres pays. L'externalisation ne fait que déplacer les responsabilités en matière d'asile ailleurs et se soustrait aux obligations internationales. De telles pratiques portent atteinte aux droits des personnes en quête de sécurité et de protection, les diabolisent et les punissent et peuvent mettre leur vie en danger ». (Solenn Paulic)

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