Dans un rapport publié ce jeudi 3 juin, le « Groupe d’experts du Conseil de l’Europe contre la traite des êtres humains » (GRETA) note les progrès de la Roumanie dans le développement de son cadre stratégique et législatif, mais pointe de sérieuses lacunes : le nombre important de peines assorties d’un sursis, les réductions de peine liées au plaider-coupable, la quasi-absence de versements d’indemnités aux victimes due à un gel trop tardif des avoirs des trafiquants et à l’absence d’un fonds d’indemnisation qui pourrait être abondé par la confiscation des biens issus des trafics, la publication des noms et adresses des victimes sur les sites des institutions judiciaires qui les expose aux intimidations lors des procédures judiciaires.
Sont également dénoncés : le nombre encore insuffisant d’enquêteurs et de procureurs spécialisés dans les affaires de traite, les failles en matière d’identification des victimes parmi les migrants et les demandeurs d’asile ainsi que la capacité limitée des refuges destinés aux victimes.
La Roumanie reste principalement un pays d’origine des victimes de la traite d'êtres humains. L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni en sont les principaux pays de destination et le but final reste l'exploitation sexuelle, précise le rapport.
Lien vers le rapport du GRETA : https://bit.ly/3uW807T (Véronique Leblanc)