L'analyse par la Commission européenne des plans nationaux de relance ne doit pas retarder leur adoption ni leur mise en œuvre dans les États membres, a déclaré le Portugais Pedro Marques, vice-président du groupe S&D au Parlement européen, jeudi 3 juin.
« Nous ne voulons aucune excuse qui empêcherait que les plans nationaux de relance soient rapidement approuvés », a déclaré le socialiste portugais à quelques journalistes. Selon lui, il convient de vérifier que les plans nationaux respectent « pleinement » le droit de l'UE, les services de la Commission étant connus pour être « très stricts » en la matière.
Conformément à la résolution du Parlement européen demandant à être totalement informé en amont de l'approbation des plans nationaux (EUROPE 12723/27), M. Marques a souligné la nécessité pour les députés d'exercer un contrôle budgétaire de l'aide financière au titre du Plan de relance européen Next Generation EU. Néanmoins, il a mis en garde les autres groupes politiques du PE qui seraient tentés de créer des difficultés pour ralentir la procédure d'évaluation des plans.
À ce jour, 23 États membres ont transmis leur plan national pour approbation à l'échelon européen, le dernier en date étant la République tchèque, dont le plan de relance fait appel à 7,1 milliards d'euros d'aide de l'UE, uniquement sous forme de subventions.
La Commission devrait rendre ses premières recommandations d'adoption de plans nationaux avant fin juin, en vue d'une adoption formelle courant juillet par le Conseil de l'UE. (Mathieu Bion)