La Commission européenne, vendredi 23 avril, s’est dite « convaincue que les négociations peuvent continuer » avec la Suisse sur le projet d’accord institutionnel négocié fin 2018 et que des « compromis » sont possibles sur les points faisant l’objet de réserves en Suisse, à savoir : les aides d’État, la citoyenneté européenne et les mesures de protection des travailleurs. Elle ne pourra cependant pas accepter la demande suisse d'exclure ces points du champ de l'accord.
Le porte-parole Eric Mamer s’exprimait après la rencontre d’1h30 entre la présidente Ursula von der Leyen et le président de la Confédération helvétique, Guy Parmelin. À l'arrivée du responsable suisse, la présidente avait dit son souhait que l'accord-cadre puisse être finalisé dans « un délai court ». « Il faut une dose de flexibilité des deux côtés ».
« Nous sommes convaincus que le projet d’accord de 2018 est bon et celui qu'il nous faut », a repris le porte-parole. « Nous avons bien sûr entendu les réserves de la Suisse » et « nous sous sommes prêts à trouver un compromis sur les trois points d’intérêt commun, mais il faut de la flexibilité des deux côtés ».
« Nous voulons un accord, un accord est fondamental pour nos relations bilatérales », a ajouté le porte-parole.
Les discussions, en suspens depuis décembre 2018, ont repris en janvier, mais continuent de buter sur ces trois points que la Suisse voudrait voir exclus du reste de l’accord. Pour la Commission, cependant, cela n’est pas « acceptable » .
« Nous avons fait un certain nombre de propositions qui nous sembleraient pouvoir rapprocher les positions. Du côté suisse, il est clair que la position est que ces trois sujets doivent être vus ensemble et être exclus de l'accord. (...) Il y a maintenant une clarté sur la position politique de part et d'autre », a encore dit Eric Mamer.
De son côté, M. Parmelin a indiqué que des « divergences importantes demeurent » entre les partenaires et que des solutions satisfaisantes restent à trouver. (Solenn Paulic)