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Bulletin Quotidien Europe N° 12677
POLITIQUES SECTORIELLES / Espace

Les États membres de l'UE dessinent une vision commune très libérale du 'New Space' européen

Les États membres de l'Union européenne se dirigent vers une vision très libérale du secteur spatial, dans des conclusions censées donner une impulsion au 'New Space' européen, en réduisant la place du secteur spatial public à sa portion congrue, selon une version provisoire consultée par EUROPE vendredi 12 mars.

Les États membres, faisant le constat que le secteur spatial connaît une transformation et une expansion rapides au niveau international en raison de technologies de rupture (comme les lanceurs réutilisables), annonce d’emblée que l’espace émerge comme un secteur « profitable », dans lequel de nouveaux modèles d'affaires se dessinent.

En effet, la version provisoire de ces conclusions confirme, d’une manière générale, une vision libérale du secteur spatial, n’hésitant pas à parler de nouveaux « marchés » à explorer, créés grâce à de nouveaux développements technologiques et « d’approches du marché axées sur la réduction des coûts », plus « flexibles » ou plus « agiles ».

Comme dans la version précédente (EUROPE 12669/5), les États membres veulent s’appuyer sur la « fertilisation croisée » du secteur spatial avec d’autres secteurs, en essayant de créer de nouvelles applications et de nouveaux services. Par exemple, ils veulent tirer profit des données gratuites fournies par le programme d’observation terrestre Copernicus, le tout étant de créer un écosystème spatial en Europe, en s’appuyant aussi sur des innovations comme le calcul à haute performance, l’intelligence artificielle et les technologies quantiques.

Cadre versus approche de la gestion du trafic spatial

Il est intéressant que les conclusions mentionnent une « approche » européenne pour la gestion du trafic spatial (Space Traffic Management – STM) et non un « cadre », comme initialement prévu. La Commission européenne a fait de la gestion du trafic spatial l’un de ses trois grands projets phares (EUROPE 12663/13).

Quant à la future agence de l’UE pour le programme spatial (EUSPA), son rôle de soutien n’est mentionné que deux fois, dont une fois entre crochets (c’est-à-dire qu'il peut faire l’objet d’une éventuelle suppression).

Une alliance en forme de table ronde

Par ailleurs, les conclusions invitent la Commission européenne à élaborer une feuille de route pour la future génération. À ce sujet, interrogé en conférence de presse, vendredi 12 mars, le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, est revenu sur l’Alliance européenne des lanceurs (EUROPE 12634/8).

Il ne s’agit pas d’une alliance dans le sens qu’on entend avec l’Alliance des batteries (voir autre nouvelle), mais d’une alliance « polymorphe » pour discuter avec les industriels, les États membres et les agences concernées pour arrêter « une vision commune » des besoins en lanceurs à l’horizon de 5, 10 et 20 ans. Il sera notamment question des lanceurs réutilisables, a indiqué le commissaire Breton. Il s’agit d’une dimension essentielle de la souveraineté spatiale, a-t-il une nouvelle fois martelé.

Pour consulter la version provisoire des conclusions : http://bit.ly/2PZVxkD  (Pascal Hansens)

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