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Bulletin Quotidien Europe N° 12665
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Centrafrique

L’UE et l’ONU s’inquiètent du comportement des forces armées et de sécurité intérieure centrafricaines

Le directeur sur la PSDC et la réponse aux crises au Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Stefano Tomat, et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine (RCA) et Chef de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de l’ONU dans le pays (MINUSCA), Mankeur Ndiaye, ont fait part, mercredi 24 février, de leur préoccupation concernant le travail des forces armées et de gendarmerie en RCA.

« Il y a un véritable problème sur la discipline et un problème de formation. Cela pose la question de la réforme de la sécurité », a souligné M. Ndiaye. Selon lui, si des efforts ont été faits dans le secteur de la sécurité et de la défense, il est nécessaire de réévaluer la formation et de corriger ce qui ne fonctionne pas dans la réforme de la sécurité.

M. Ndiaye a expliqué que des forces armées et des forces de l’intérieur avaient été déployées pour assurer la sécurité du processus électoral, mais que, dans certaines zones, les forces n’avaient pas résisté face aux assauts des groupes armés et que certains s’étaient réfugiés dans les pays voisins ou avaient déserté.

D'après M. Tomat, les unités des FACA formées par la mission EUTM RCA de l'UE sont envoyées en urgence et de manière fragmentée sur le terrain pour des opérations pour lesquelles elles ne sont pas entraînées. En effet, elles ont été formées pour « tenir une zone et la protéger » et non pour être envoyées au front.

« Nous avons exprimé nos préoccupations à ce sujet aux autorités centrafricaines, mais elles n’ont pas été entendues », a-t-il expliqué, ajoutant que le déploiement en urgence portait préjudice au processus de reconstruction de l’armée et entravait le travail réalisé depuis plusieurs mois de formation des troupes.

M. Tomat a estimé qu’une des leçons tirées de cette expérience était qu’à l’avenir, il faudrait introduire dans le mandat de la mission EUTM RCA une composante supplémentaire avec le suivi des troupes formées. Selon lui, cette requête fait partie de la dernière révision stratégique de la mission.

Le représentant du SEAE a aussi annoncé qu’une analyse commune de l’UE et de l'ONU était en cours de rédaction sur la réforme de la sécurité, en particulier sur les forces armées et de sécurité intérieure, afin de mieux comprendre comment mettre en pratique les leçons apprises.

L’UE a aussi lancé, en août dernier, une mission civile de conseil pour soutenir la réforme des forces de sécurité intérieure. Selon M. Tomat, cette mission compte actuellement 30 membres sur place. « La mission maintient des contacts avec la police et la gendarmerie, mais les partenaires centrafricains ne sont pas disponibles pour de la formation pour le moment », a-t-il expliqué. (Camille-Cerise Gessant)

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