Dans un rapport publié jeudi 29 octobre, l'organe anti-blanchiment du Conseil de l'Europe, MONEYVAL, exhorte les autorités slovaques à traquer systématiquement les fonds générés par le crime organisé. Le blanchiment de capitaux et son lien avec le financement du terrorisme engendrent des risques nationaux dont la Slovaquie n'a pas suffisamment pris la mesure, alertent les experts.
Le nombre de condamnations pour blanchiment a augmenté, constatent-ils, mais il ne concerne que de simples atteintes aux biens, comme le vol de voitures, alors que les investigations en matière d'autres grosses affaires criminelles restent insuffisantes.
Les plus gros obstacles relevés par MONEYVAL sont l'absence de registre centralisé de comptes bancaires, le manque d'information sur les bénéficiaires effectifs ainsi que des lacunes en matière de prévention telles que des contraintes logistiques et procédurales, des limitations dans la saisie des avoirs, le niveau de preuve élevé exigé pour certaines mesures provisoires, etc.
Il n'y a pas eu de condamnation pour financement du terrorisme pendant la période étudiée, mais trois enquêtes relativement complexes sont en cours. « Cela prouve que les autorités slovaques sont capables de détecter des affaires potentielles et de collaborer avec leurs homologues étrangers », indique le rapport.
Voir le rapport : https://bit.ly/3mtAH80 (Véronique Leblanc)