Les chefs d’État ou de gouvernement des Vingt-sept ont condamné unanimement, jeudi 29 octobre, les attaques terroristes survenues en France, notamment à Nice le matin même, moins de deux semaines après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, qui a coûté la vie à un professeur de collège.
À l’entame de leur visioconférence consacrée à la Covid-19, les dirigeants se sont dits « choqués et attristés ». « Nous condamnons dans les termes les plus forts ces attaques qui représentent autant d'attaques envers nos valeurs communes », selon une déclaration écrite publiée sur Twitter par le président du Conseil européen, Charles Michel.
« Nous nous tenons unis et fermes dans notre solidarité avec la France, le peuple français et son gouvernement - dans notre combat commun et continu contre le terrorisme et l'extrémisme violent. Nous appelons les dirigeants du monde entier à œuvrer au dialogue et à l’entente entre les communautés et les religions plutôt qu'à la division », ajoute la déclaration, se référant vraisemblablement aux appels de ces derniers jours au boycott des produits français dans plusieurs pays musulmans en réaction aux caricatures du prophète Mahomet, dont ceux lancés par le dirigeant turc Recep Tayyip Erdoğan.
Jeudi, la Turquie a néanmoins rapidement condamné l’attaque de Nice, qui s’est déroulée près d’une église et a fait trois morts, la qualifiant d'attaque « sauvage ».
Voir la déclaration : https://bit.ly/2TA5vYD (Solenn Paulic)