La ministre fédérale allemande de l’Agriculture, Julia Klöckner, a plaidé devant des eurodéputés, jeudi 29 octobre, en faveur d’une révision du règlement de 2005 sur la protection des animaux pendant le transport.
La ministre allemande, présidente en exercice du Conseil Agriculture, a fait part, devant la commission d’enquête sur la protection des animaux pendant le transport, de sa position ambitieuse en la matière. « Il faut réduire les transports de longue durée des animaux », a-t-elle affirmé, en réponse à des questions, notamment, de Daniel Buda (PPE, roumain), Carmen Avram (S&D, portugaise) ou Caroline Roose (Verts/ALE, française).
Mme Klöckner a cité des exemples des dispositions du texte qui prêtent à confusion : la liberté pour les animaux de pouvoir bouger la tête, les durées de transport, l’approvisionnement des animaux en alimentation et en eau. « Il y a des choses qui manquent cruellement » dans ce texte, a souligné la ministre allemande. En outre, des pays de l’UE respectent les règles, tandis que d’autres « sont plus laxistes », a-t-elle critiqué. Il faut être beaucoup plus strict, selon elle.
L’Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark ont demandé à la Commission de revoir la situation du transport des animaux d’élevage au sein de l’UE. Mme Klöckner a rappelé ses idées sur la mise en place d’un étiquetage certifiant le respect du bien-être des animaux. Cependant, les pays de l’UE sont divisés sur cette question qui devrait être encore à l'ordre du jour du Conseil 'Agriculture' de décembre.
Elle a aussi évoqué le problème du transport d'animaux vivants vers les pays tiers, en soulignant qu'il fallait interdire le transport si ces pays ne respectent pas les règles en matière de bien-être ou lorsqu'il fait trop chaud. Il faut transporter moins d'animaux et mettre l'accent sur le transport de viandes, a défendu Mme Klöckner. L'UE doit être exemplaire en matière de protection des animaux, a-t-elle conclu. (Lionel Changeur)