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Bulletin Quotidien Europe N° 12581
CONSEIL EUROPÉEN / SantÉ/affaires intÉrieures

Covid-19, la vaccination à l'ordre du jour de la Commission et du Sommet européen

La Commission européenne présentera, jeudi 15 octobre, une communication destinée à compléter l'action de l'UE en matière de vaccins. Après la stratégie de juin, qui permet à la Commission européenne de préréserver des doses de candidats-vaccins prometteurs au nom des États membres, ce document donnera des pistes de réflexion sur la manière d'organiser la vaccination (EUROPE 12508/4). 

Cette question et, plus généralement, la lutte contre la pandémie de Covid-19 sera également à l'ordre du jour du sommet européen des 15 et 16 octobre. 

Certains leaders veulent parler de la distribution des vaccins, d'autres des tests anti-Covid-19, a indiqué un diplomate national.

Les priorités du Conseil sur les vaccins 

Le projet de conclusions, vu par EUROPE, salue le travail réalisé à l'échelon européen sur le développement et la distribution de vaccins. Il réitère néanmoins la nécessité de se doter d'un stock suffisant en Europe et d'assurer une procédure robuste d'autorisation et de suivi ainsi qu'un accès juste et abordable aux vaccins.

Rappelons qu'à ce stade, la Commission a déjà signé trois contrats d'achat anticipé avec l'industrie pharmaceutique, à savoir AstraZeneca, Sanofi-GSK et Johnson&Johnson, bien que les essais cliniques de ce dernier aient été interrompus en début de semaine « à cause d'une maladie non expliquée contractée par l'un des participants ».

D'autres possibilités de coordination

Pour le reste, le projet de conclusions du Conseil européen souligne les efforts qui ont déjà été consentis en matière de coordination, faisant clairement référence à l'adoption en début de semaine par le Conseil 'Affaires générales' d'une recommandation sur la libre circulation (EUROPE 12580/6). Il souligne néanmoins le besoin d'aller plus loin, notamment en ce qui concerne « l'encadrement des périodes de quarantaine, le traçage transfrontalier des personnes ayant été en contact avec un cas positif et une évaluation commune des méthodes de dépistage ». 

Les différences d'approche entre les États membres sont particulièrement frappantes sur la durée de la quarantaine (fixée à 14 jours en Italie, 10 jours en Hongrie et 7 en Belgique), comme le relève le dernier compte-rendu de la réunion du comité de sécurité sanitaire.

La coordination des mesures nationales est un sujet « absolument essentiel » pour certains pays, comme le Luxembourg, qui accueillent de nombreux travailleurs frontaliers, a dit une source diplomatique. Le pays s’est d’ailleurs abstenu, mardi, lors de l’adoption de la recommandation du Conseil.

Le Luxembourg attend du Conseil européen qu’il appelle à la poursuite des travaux pour améliorer ce qui est sur la table. Pointant les atteintes aux principes de la libre circulation, il estime notamment être pénalisé par sa stratégie de tests à grande échelle qui le condamne à être toujours classifié en rouge en raison des détections d’infections.

Lien vers le projet de conclusions : https://bit.ly/33RcDWe (Sophie Petitjean)

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