Alors que la discussion sur les affaires étrangères des chefs d'État ou de gouvernement de l'UE, prévue vendredi 16 octobre au matin, devrait porter principalement sur l’Afrique (voir autre nouvelle), ceux-ci pourraient aussi aborder plusieurs autres sujets d’actualité comme les actions turques en Méditerranée, la situation en Biélorussie ou le conflit au Haut-Karabakh.
Les dirigeants grec et chypriote pourraient évoquer les derniers développements en Méditerranée, que ce soit l’envoi d’un bateau d’exploration sismique turc dans la zone maritime grecque (EUROPE 12572/1) ou l’ouverture au public de la plage de Varosha, au nord de Chypre, en violation des résolutions des Nations Unies (EUROPE 12580/12).
Selon cette source, des délégations pourraient demander, dans les conclusions du Conseil européen, une condamnation des activités turques en Méditerranée. « Il y aura probablement, d’une manière ou d’une autre, un message vis-à-vis de la Turquie pour dire que, si elle continue dans cette voie, le Conseil prendra des décisions en décembre » (EUROPE 12579/4), a précisé un diplomate. Selon plusieurs sources, aucune décision ne devrait être prise lors de la discussion de vendredi concernant de possibles mesures à l'encontre d'Ankara.
La situation en Biélorussie (EUROPE 12579/1) et la poursuite du conflit au Haut-Karabakh pourraient être abordées (EUROPE 12579A3).
Contrairement à ce que les dirigeants avaient annoncé dans leurs conclusions des 1er et 2 octobre (EUROPE 12573/4), il n’était pas certain, selon plusieurs sources, que le Conseil européen revienne sur l’empoisonnement de l’opposant politique Alexeï Navalny, après l’accord au Conseil 'Affaires étrangères' d’imposer des sanctions à l’encontre des responsables présumés de cet empoisonnement.
De telles mesures devaient être adoptées ce jeudi, en amont du Conseil européen, à l’encontre de six personnes et d'une entité (voir autre nouvelle). (Camille-Cerise Gessant avec la rédaction)