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Bulletin Quotidien Europe N° 12581
CONSEIL EUROPÉEN / Royaume-uni

Les Vingt-sept se donneront encore du temps pour obtenir un accord avec Londres sur la relation post-Brexit

Les États membres devraient se contenter, jeudi 15 octobre, lors de la première journée du Sommet européen, d’appeler les négociateurs des deux parties à « intensifier » les discussions sur la future relation UE/Royaume-Uni et demander au gouvernement de Boris Johnson de faire les propositions décisives permettant de forger un compromis.

Alors que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel, devaient s’entretenir au téléphone mercredi soir avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson, les Vingt-sept feront le point à leur niveau sur les progrès engrangés dans les négociations, mais aussi sur les points encore en suspens que sont la concurrence équitable et le contrôle des aides d’État, la gouvernance et, bien sûr, la pêche, qualifiée de dernier sujet extrêmement « politique et sensible dans certains États membres », a relaté un diplomate.

La discussion des dirigeants devrait donc permettre à ces États membres d’exprimer « leurs sensibilités », a dit cette source.

Les dirigeants demanderont à être rassurés sur ces trois points et, pour la gouvernance, sur le fait de pouvoir « faire confiance » à Londres, car la loi sur le marché intérieur « n’aide pas les négociations », reprend ce diplomate.

La pêche a cependant été qualifiée par une autre source proche du dossier de « dernier point le plus difficile » à régler. C’est un domaine « très important pour les États côtiers, bien sûr », a repris la première source, mais aussi pour le Royaume-Uni et des « connexions sont possibles » avec les intérêts britanniques dans les domaines de « l’énergie ou les services financiers », a-t-elle ajouté.

La France et des pays comme la Belgique ou les Pays-Bas sont les plus exigeants sur cette question de la pêche et, « sans un pas britannique » sur ce sujet, les discussions pourraient ne pas continuer, a commenté une autre source. Mais la situation des pêcheurs européens varie d’un pays à l’autre, la pêche française n’étant ainsi pas la même que la pêche néerlandaise, « ce qui rend les choses complexes ». Et pour une autre source diplomatique, la pêche n'est sûrement pas un domaine où des concessions seront faites en échange d'autres avancées.

Peu de choses devraient bouger jeudi, mais « ce sera important d’en parler ; ce sera la dernière possibilité politique pour s’orienter ensemble », a dit une autre source informée.

Selon un projet de conclusions cité par l’AFP, le message des Vingt-sept devrait être concis : il appellera à intensifier les discussions, mais aussi à se préparer à toutes les issues, dont une éventuelle absence d’accord en janvier.

Le texte appellera aussi Londres à mettre pleinement en œuvre l’accord de retrait et son protocole, mis en question par la loi sur le marché intérieur.

« Il n’y aura donc rien sur le contenu des négociations », reprend un autre observateur, qui s’attend à ce qu’aucun signal ne soit envoyé jeudi à Londres qui dirait qu'un accord est proche. Le « 15 octobre est le délai fixé par Boris Johnson, ce n’est pas le nôtre », ajoute-t-il. (Solenn Paulic avec Mathieu Bion, Pascal Hansens et Camille Cerise Gessant)

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