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Bulletin Quotidien Europe N° 12581
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RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / RÉgions

Younous Omarjee estime que la Commission doit passer des mots aux actes pour aider les régions ultrapériphériques

Younous Omarjee (GUE/NGL, français), président de la commission du développement régional (REGI) du Parlement européen, estime que la Commission européenne doit joindre le geste à la parole en vue d’aider les régions ultrapériphériques (RUP), fortement pénalisées par la pandémie, a-t-il confié à EUROPE à l’issue du Forum de trois jours consacré aux régions ultrapériphériques, mercredi 14 octobre.

« Ce qu’on attend de la Commission, c’est du concret : les stratégies (en référence à la stratégie en faveur des RUP – 11631/17), c’est une chose, passer aux actes c’est une autre chose », a expliqué l’eurodéputé, qui a rappelé à quel point il était urgent de mettre en œuvre, par exemple, les clauses de sauvegarde dans le cadre des accords commerciaux pour les RUP. En outre, l’eurodéputé a insisté pour que l’institution fasse ce qui doit être fait en matière d’aides d’État, notamment pour renouveler les flottes traditionnelles. « Certes, beaucoup relève des États, mais la Commission doit agir ».

Pour l’eurodéputé, les dispositions introduites durant la crise sont bonnes (comme l’interdiction des transferts d’argent des RUP vers d’autres régions ou l’augmentation du cofinancement) et doivent être maintenues. Toutefois, de « nouveaux instruments » doivent voir le jour, selon lui, en fonction de l’évolution de la situation sur place. « Les RUP ont payé le plus lourd tribut durant la crise en raison de leur fragilité initiale et leur dépendance à seulement quelques piliers économiques, à commencer par le tourisme » a-t-il rappelé.

Par ailleurs, l’eurodéputé a insisté pour que le Conseil reprenne à son compte les propositions du PE, notamment de réserver 1% dans le cadre du Fonds pour une transition juste pour les RUP et 1% pour les îles (EUROPE 12562/20), en vue des négociations qui s’ouvriront en novembre.

Surtout, pour M. Omarjee, il est absolument nécessaire de ne pas couper les lignes budgétaires dans le programme POSEI (EUROPE 12576/17), le 'Programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité'.

Lors du forum, nombreuses ont été les demandes du côté des RUP : pérennisation des instruments CRII et CRII+, adaptation approfondie du Fonds de solidarité de l’UE et renforcement des programmes horizontaux, à l’instar du programme RESCUE. Il est aussi nécessaire de prendre en compte les problèmes spécifiques de chaque RUP. Les îles Canaries auraient demandé une révision de la stratégie sur les RUP.

De son côté, la Commission européenne, représentée par Elisa Ferreira (Cohésion et Réforme), Thierry Breton (Marché intérieur) et Virginijus Sinkevičius (Environnement), a réitéré son entier engagement en faveur des RUP et a rappelé qu’elle préparait une étude approfondie sur la situation des RUP, qui devrait être présentée au cours de l’année prochaine. Il serait alors décidé des prochaines étapes à suivre par après, mais la stratégie de partenariat reste la clé (EUROPE 12453/29).

Une source nous explique que l’article 349 du TFUE consacrant la situation spécifique des RUP permet suffisamment de flexibilité, comme le prouvent les initiatives prises dans le cadre de CRII et CRII+ ou React-EU, pour répondre aux besoins des RUP. L’objectif de la Commission reste de favoriser la croissance et l’emploi et cela reste en ligne avec la stratégie. Une révision ne serait donc pas forcément nécessaire. (Pascal Hansens)

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