La Commission européenne poursuit son suivi des mesures prises par les plateformes en ligne pour faire face à l’infodémie, la désinformation liée à la pandémie de Covid-19 (EUROPE 12455/19).
L’institution a publié, mercredi 7 octobre, huit nouveaux rapports élaborés par les signataires de son code de bonnes pratiques en matière de désinformation.
Une première série de rapports concernant Facebook, Google, Microsoft, TikTok, Twitter et Mozilla, avait été publiée début septembre (EUROPE 12557/26).
Les rapports publiés ce mercredi portent, eux, sur les actions entreprises par Facebook, Google, Microsoft, TikTok et Twitter ces derniers mois, principalement en août.
Trois autres rapports, publiés par la Fédération mondiale des annonceurs, l'Association européenne des agences de communication et l'Interactive Advertising Bureau Europe, tous trois également signataires du Code, relatent enfin les activités du secteur de la publicité en relation avec la pandémie de Covid-19.
Plateformes. Les rapports fournis par les plateformes en ligne, tout d'abord, mettent de nouveau en avant diverses données. Plus de 14 millions d’utilisateurs de l’UE ont, par exemple, visité les « Centre d'information » Covid-19 de Facebook et Instagram en août, contre plus de 13 millions le mois précédent.
Au mois d'août également, 4 000 tweets ont été retirés et 2,5 millions de comptes ont été contestés au titre des directives Covid-19 de Twitter, a indiqué le réseau social.
La Commission pointe toutefois des « lacunes importantes » dans ces rapports. « Dans certains cas, les données ont été fournies au niveau mondial plutôt qu'au niveau de l'UE ou des États membres. Dans d'autres cas, il n'est pas clair si les données fournies concernent les actions entreprises pour remédier à la désinformation liée à la Covid-19 ou un éventail plus large d'objectifs », regrette l’institution.
Annonceurs. Les trois rapports des associations professionnelles et publicitaires détaillent, quant à eux, les mesures prises pour améliorer l'examen des placements publicitaires et réduire les revenus de fournisseurs à l'origine de contenus préjudiciables.
Ils donnent également un aperçu des impacts de la crise sur l’industrie de la publicité et détaillent les limites de certaines mesures mises en place.
Pour la Fédération mondiale des annonceurs, « l'un des plus grands défis » pour les annonceurs en matière de sécurité est l'absence de normes communes relatives au classement et au signalement des contenus préjudiciables par les partenaires publics des marques.
Pour consulter les rapports de Facebook (https://bit.ly/2SCA5QR ), Google (https://bit.ly/315Spqf ), Microsoft (https://bit.ly/30PIzZ9 ), TikTok (https://bit.ly/2IermSX ), Twitter (https://bit.ly/3jMxTSv ).
Pour consulter les rapports de la Fédération mondiale des annonceurs (https://bit.ly/34GcpR1 ), de l'Association européenne des agences de communication (https://bit.ly/33IPIwa ) et de l'Interactive Advertising Bureau Europe (https://bit.ly/2SIfSZT ). (Agathe Cherki)