Dans un rapport du 30 septembre transmis au Comité politique et de sécurité le 7 octobre et obtenu par EUROPE, le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) dresse un bilan positif de la première année de la coopération entre secteurs civil et militaire dans le cadre de la cellule commune de coordination en matière de soutien. Cette cellule est opérationnelle depuis le 3 septembre 2019.
Au cours de cette première année, « la cellule a produit des résultats tangibles en termes de coopération et de coordination entre les missions civiles et militaires de la PSDC et ses quartiers généraux à Bruxelles, la capacité militaire de planification et de conduite (MPCC) et la capacité civile de planification et de conduite (CPCC) », souligne le SEAE.
Créée pour renforcer et permettre une coordination et une coopération civil/militaire efficace dans la planification et la conduite opérationnelles des missions de PSDC, elle « a répondu à ses attentes et a produit des résultats dans la limite de ses moyens et capacités ».
La cellule a facilité la coopération dans la Corne de l'Afrique/Somalie, la région du Sahel/Mali et la République centrafricaine, où l'UE possède des missions civiles et militaires. Elle traite aussi de sujets horizontaux, tels que la réponse coordonnée à la pandémie ou la désinformation.
Cependant, le SEAE reconnaît qu'il reste des problèmes qui ne peuvent être résolus par la cellule dans sa forme actuelle. Par exemple, elle n’a pas de mandat pour faciliter la coopération entre les missions civiles et les opérations militaires, Irini et Atalanta.
De plus, la coopération et la coordination « atteignent souvent une limite lorsqu'il s'agit d'activités possibles ayant un impact financier ». « Les domaines de coopération future et renforcée peuvent nécessiter une éventuelle modification de la législation régissant les instruments financiers, comme l'utilisation commune du transport aérien stratégique ou l'utilisation de l'entrepôt », précise le SEAE. La cellule n’a pas, dans sa forme et sa structure actuelles, les moyens et les capacités, ni le mandat, pour devenir active dans ce domaine. (Camille-Cerise Gessant)