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Bulletin Quotidien Europe N° 12577
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Iran

Le Haut Représentant de l'UE plaide pour une approche globale dans les relations avec Téhéran

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a plaidé, mercredi 7 octobre, lors d’un débat au Parlement européen, pour une approche globale vis-à-vis de l’Iran.

Une approche qui « prenne en compte les différentes facettes de nos relations bilatérales, de la coopération avec l’Iran sur tous les sujets qui demeurent d’intérêt crucial et stratégique pour l’UE », a-t-il expliqué.

Ainsi, pour M. Borrell, il est important de travailler à la fois sur le maintien de l’accord sur le nucléaire iranien, mais aussi sur l’amélioration des droits de l’homme dans le pays. « Les deux choses peuvent avancer de front. Un élément ne doit pas empêcher un autre », a-t-il résumé.

Le Haut Représentant a été soutenu par de nombreux députés. « Nous devons établir un dialogue avec l’Iran qui n’exclut aucun sujet brûlant, il faut le penser non pas pour exclure l’Iran du dialogue international, mais pour être des artisans de la paix dans cette région », a expliqué le Français Thierry Mariani, au nom d’ID. Pour le Croate Tonino Picula pour le S&D, « si l’Iran veut continuer à poursuivre sur la voie de l’engagement, de la coopération avec l’UE, il doit améliorer sa situation interne ».

Cornelia Ernst (GUE/NGL, Allemagne) estime que l’UE doit davantage soutenir le peuple iranien, qui est « une des plus grandes victimes de la Covid-19 ». « Nous avons nos responsabilités : nous devons soutenir la démocratie et la paix en Iran », a-t-elle ajouté.

Plusieurs députés, dont l’Allemand David McAllister, pour le PPE, l’Espagnol Ernest Urtasun, pour les Verts/ALE, et M. Picula, sont revenus sur l’importance de conserver l’accord sur le nucléaire, succès de la diplomatie européenne.

Bart Groothuis (Renew Europe, néerlandais), vice-président de la délégation pour les relations avec l’Iran, s’est inquiété, lui, de l’expiration, le 18 octobre, de l’embargo onusien sur les armes, ajoutant qu’il fallait limiter les ventes d’armes pour l’Iran. M. Borrell a promis que l’embargo européen sur les armes serait prolongé.

En marge du débat, plusieurs députés européens ont appelé, lors d’un événement organisé par les Amis d’un Iran libre au PE, à plus de fermeté envers l’Iran. « C’est notre devoir moral, politique et juridique de défendre les droits de l’homme », a souligné, par exemple, le président de la commission des Libertés civiles du PE, Juan Fernando López Aguilar (Espagnol, S&D).

À cette occasion, Maryam Radjavi, la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne, a demandé des mesures supplémentaires à l’UE, telles que l’expulsion des « agents du régime iranien » du sol européen, la fermeture des ambassades iraniennes dans tous les États membres et la désignation du Corps des Gardiens de la révolution islamique et de ses mandataires en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen et dans d'autres pays comme des groupes terroristes. (Camille-Cerise Gessant)

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