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Bulletin Quotidien Europe N° 12563
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ACTION EXTÉRIEURE / Commerce

Franck Riester défend un système commercial multilatéral promouvant le développement durable

Le ministre français au Commerce extérieur, Franck Riester, a défendu, jeudi 17 septembre, une réforme de l'OMC qui place le développement durable au centre des préoccupations d'un système commercial multilatéral revitalisé.

Nous ne renonçons pas à avoir une organisation multilatérale qui prenne en compte « le développement durable » et promeuve le « respect des biens communs publics », a-t-il déclaré à Bruxelles à quelques journalistes. Il a estimé que la « priorité absolue » était de faire sauter le blocage sur l'Organe d'appel de l'OMC.

Vendredi, les 164 membres de l'organisation sise à Genève ont dévoilé les cinq candidats à la succession de Roberto Azevêdo à la fonction de directeur général, à savoir Ngozi Okonjo-Iweala (Nigeria), Yoo Myung-hee (Corée du Sud), Amina Mohamed (Kenya), Mohammad Maziad Al-Tuwaijri (Arabie saoudite) et Liam Fox (Royaume-Uni) (EUROPE 12530/7). L'objectif est désormais de réduire la liste à deux candidats. 

Les Européens sont d'avis que le futur directeur général de l'organisation devra avoir « du poids politique », a dit M. Riester, pour qui l'UE prendra position en faveur d'un même candidat.

Ce processus de nomination ainsi que la réforme de l'OMC, et notamment la façon de renforcer un commerce international ouvert et basé sur des règles, sera à l'ordre du jour de la réunion informelle des ministres européens chargés du Commerce, le 21 septembre à Berlin. Ces sujets seront aussi abordés la veille, lors d'un dîner des ministres auquel participera le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis, commissaire-désigné au Commerce.

À Berlin, les ministres évoqueront aussi la diversification des relations commerciales de l'Union européenne ainsi que la réduction de la dépendance européenne vis-à-vis de certaines chaînes d'approvisionnement internationales, à la lumière de l'expérience acquise lors de la pandémie de Covid-19.

Sur le différend Airbus/Boeing, M. Riester a espéré que les États-Unis étudieront les propositions d'apaisement des Européens. « Nous voulons des relations fructueuses » avec Washington, sans sanctions unilatérales, a-t-il ajouté, tout en prévenant que l'UE agirait, si nécessaire, dans le cadre des procédures engagées à l'OMC. 

En mars, les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions à l'UE liées au différend Airbus/Boeing (EUROPE 12448/24).

Brexit. Quant aux relations UE/Royaume-Uni post-Brexit, le ministre français a estimé qu'un accord commercial d'ici « fin octobre » avec Londres était « non seulement possible, mais souhaitable, mais pas à n'importe quel prix ». « Nous ne souhaitons ni tarif, ni quota, donc, zéro dumping », a-t-il ajouté. Il a souligné l'attachement des Vingt-sept à ce que le Royaume-Uni honore sa signature en se conformant à l'accord sur un Brexit ordonné.

L'accord de retrait britannique a pour but d'« empêcher de reconstruire une frontière pour garantir la paix » en Irlande du Nord et de « s'assurer que tous les biens rentrant en Irlande du Nord soient soumis aux contrôles comme s'ils rentraient dans l'UE ». (Mathieu Bion)

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