Les enfants sont le groupe de population le plus exposé aux PFAS dans l'alimentation, et l'exposition pendant la grossesse et l'allaitement est le principal contributeur à l’apport en PFAS chez les nourrissons, selon un nouvel avis scientifique de l'EFSA publié jeudi 17 septembre.
Cet avis est le fruit d'une nouvelle évaluation des risques pour la santé humaine résultant de la présence dans les aliments de ces substances chimiques artificielles hautement préoccupantes, puisqu'elles s'accumulent dans l'organisme (EUROPE 12517/13, 12366/13).
Étaient évalués les 4 principaux PFAS - l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), le perfluorooctane sulfonate (PFOS), l'acide perfluorononanoïque (PFNA) et l'acide perfluorohexane sulfonique (PFHxS).
Alors qu'en 2018, l'EFSA avait considéré l'augmentation du cholestérol comme l'effet critique principal, les experts ont considéré, cette fois, que la diminution de la réponse du système immunitaire à la vaccination constituait l'effet le plus critique pour la santé humaine.
Sur cette base, l'EFSA a établi une nouvelle dose hebdomadaire tolérable (DHT) de 4,4 nanogrammes par kilogramme de poids corporel pour les PFAS.
L'avis de 2018 établissait des DHT distinctes pour le PFOS et le PFOA. L'EFSA a réévalué ces substances en tenant compte des dernières connaissances scientifiques et en appliquant son document d'orientation relatif à l'évaluation de l'exposition à plusieurs produits chimiques.
Cet avis pourra guider la Commission et les États membres, gestionnaires des risques. La présentation de la stratégie de l'UE 'Produits chimiques pour la durabilité' est attendue le 14 octobre. (Aminata Niang)