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Bulletin Quotidien Europe N° 12562
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / MÉditerranÉe

Le Parlement européen plaide pour le dialogue

Le Parlement européen a insisté, jeudi 17 septembre, sur la nécessité d'un dialogue entre la Turquie, l'UE et ses États membres, en adoptant une résolution commune des groupes GUE/NGL, Verts/ALE, S&D, Renew Europe, CRE et PPE sur l’escalade des tensions et le rôle de la Turquie dans la Méditerranée orientale (601 voix pour, 57 contre et 36 abstentions).

Très préoccupé par le risque d’une nouvelle escalade militaire en Méditerranée orientale, le Parlement est « fermement convaincu qu’un règlement durable du conflit passera nécessairement par le dialogue, la diplomatie et les négociations, dans un esprit de bonne volonté et dans le respect du droit international ».

Les députés appellent donc la Turquie à cesser immédiatement toute activité illégale de prospection et de forage en Méditerranée orientale, à ne pas violer l’espace aérien grec et les eaux territoriales grecques et chypriotes et à mettre fin à la « rhétorique nationaliste belliqueuse ». Tous les acteurs concernés, « en particulier la Turquie », doivent s’engager sans délai dans un processus de désescalade en se retirant militairement de la région pour favoriser le dialogue et entamer une coopération efficace.

« Seuls le dialogue, une coopération sincère et des progrès concrets sur le terrain pourront éviter de nouvelles sanctions », préviennent les députés, qui appellent le Conseil, en l’absence de tout progrès significatif dans le dialogue avec Ankara, à « s’apprêter à élaborer une liste de nouvelles mesures restrictives », sectorielles et ciblées.

Saluant les efforts de médiation du Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et de la Présidence allemande du Conseil de l’UE, les députés ont également apporté leur soutien à la proposition du président du Conseil européen, Charles Michel, d’organiser une conférence multilatérale sur la Méditerranée orientale, à laquelle participeraient tous les acteurs concernés, afin d’offrir une plateforme pour régler les litiges par le dialogue.

De plus, selon les eurodéputés, la Commission et les États membres devraient engager un dialogue plus large et inclusif avec la Turquie en vue d’établir une architecture de sécurité globale et stratégique pour la Méditerranée et une coopération énergétique dans la région. Ils ont dénoncé la situation « désastreuse » des droits de l’homme en Turquie et l’érosion de la démocratie et de l’État de droit.

Mercredi 16, dans un communiqué, le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure avait qualifié le retrait du navire de recherche Oruç Reis d’« étape importante qui ouvre la voie à un dialogue significatif entre la Grèce et la Turquie », appelant à une décision similaire concernant Chypre. À l’inverse, il avait dénoncé l'extension du Navtex pour le navire de forage Yavuz. Selon lui, cela va alimenter les tensions et l'insécurité en Méditerranée orientale « à un moment où il est possible de poursuivre une désescalade immédiate et de reprendre le dialogue et les négociations, ce qui est la seule voie vers des solutions durables ». (Camille-Cerise Gessant)

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