Alors que la Commission a dévoilé, jeudi 17 septembre, son étude d’impact relative à un rehaussement de l’objectif climatique 2030 de l’UE (EUROPE 12562/1), une analyse de l'institution publiée le même jour indique que les plans nationaux des États membres en matière d’énergie et de climat (PNEC) seraient insuffisants pour atteindre une réduction des émissions de 55% d’ici 2030.
Avec les PNEC actuels, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de l’UE d’ici 2030 serait comprise entre 33,1 et 33,7%, alors qu’un objectif de 55% nécessiterait qu’elle soit entre 38 et 40%, souligne l’analyse de la Commission.
Si cette part est insuffisante dans le cas d’un objectif de 55%, elle est en revanche supérieure à l’objectif 2030 actuel en matière d’énergies renouvelables (une part de 32%).
En ce qui concerne l’efficacité énergétique, les plans actuellement prévus par les États membres conduiraient à une amélioration de 29,4% pour la consommation finale et de 29,7% pour la consommation primaire, soit un retard de 3,1 points de pourcentage et de 2,8 points sur l’objectif actuel de l’UE (une amélioration de 32,5% d’ici 2030).
Ce retard s'accentuerait dans le cas d'un scénario de réduction de 55% des émissions. Selon la Commission, un tel objectif nécessiterait en effet une amélioration de l’efficacité énergétique tournant autour de 36% (consommation finale) et de 39% (consommation primaire).
Voir l’analyse : https://bit.ly/3hJ6qzk (Damien Genicot)