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Bulletin Quotidien Europe N° 12523
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

La Commission européenne s’attend à de bonnes perspectives de production pour de nombreux secteurs

Le vin figure parmi les secteurs les plus affectés par les effets de la crise de la Covid-19, selon les dernières perspectives à court terme de la Commission européenne, publiées mardi 7 juillet.

Mais comme la pandémie a créé un choc de la demande plutôt que de l’offre, la Commission prévoit de bonnes perspectives de production pour les produits laitiers, le sucre, la viande porcine, l’huile d’olive, le vin et la tomate.

Les exportations et importations de vins européens vont diminuer de 7 et 8% en 2019/2020, selon ce document. La baisse de la consommation de vins est évaluée à 7%, mais la production vinifiée pour d’autres usages connaît une augmentation de 33%. « Ceci est notamment dû aux mesures exceptionnelles permettant une distillation de crise », rappelle la Commission.

Cultures arables. Pour 2020/21, la production céréalière de l'UE devrait atteindre 286,3 millions de tonnes, soit une baisse de 2,7% par rapport à 2019/20, mais toujours 1,7% de plus que la moyenne quinquennale. La production de soja et de protéagineux devrait augmenter, pour atteindre respectivement 2,8 millions de tonnes et 4,5 millions de tonnes.

La production de sucre en 2020/21 devrait rester au même niveau qu'en 2019/20, malgré une diminution de 3% de la superficie consacrée à la betterave sucrière. La baisse de la demande d'éthanol et la diminution des ventes dans le secteur de la restauration devraient entraîner une baisse de la consommation de sucre dans l'UE en 2019/20.

Cultures spécialisées. En 2019/20, la production d'huile d'olive de l'UE est restée inférieure de 4% à la moyenne quinquennale. En 2020/21, elle devrait augmenter et atteindre 2,3 millions de tonnes (soit une hausse de 20% par rapport à 2019/20).

En ce qui concerne le secteur des fruits et légumes, les prix des pommes ont été très élevés au cours des derniers mois, en raison d'une petite récolte 2019/20 et d'une forte demande pendant le confinement. Une production de 3,1 millions de tonnes est attendue pour les pêches et les nectarines. Cela aura un impact positif sur les prix, qui ont déjà augmenté de 19% au cours des sept premières semaines de la saison par rapport à la même période l'année dernière.

La production de tomates fraîches devrait rester stable en 2020, le déclin de la production en Espagne étant compensé par une augmentation prévue en Pologne. La consommation de tomates fraîches dans l'UE devrait légèrement diminuer, de 1%, en 2020.

Lait et produits laitiers. En 2020, la collecte de lait dans l'UE pourrait atteindre près de 144 millions de tonnes, soit 0,7% de plus que les niveaux de 2019. L'Allemagne devrait contribuer le plus à cette croissance, suivie de près par l'Italie, l'Espagne et les Pays-Bas.

Viandes. La production de bœuf devrait diminuer de 1,7% en 2020. Cette baisse serait la conséquence d'une diminution de la demande de la restauration en raison de la pandémie. La production de volaille devrait baisser de 2% en 2020. La production de viande porcine devrait augmenter légèrement (+0,5%) en 2020. Enfin, en 2020, la production de viande ovine et caprine devrait diminuer de 1,5%.

Dans l'ensemble, la réduction de la demande des consommateurs pendant la crise et d’autres facteurs entraîneront une baisse de la consommation de viande de 2,5% pour atteindre 65,4 kg par habitant en 2020.

Lien vers les perspectives à court terme : https://bit.ly/3e6TWjf (Lionel Changeur)

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