Lobbying intense des industries fossiles et manque criant de transparence : telles sont les conclusions avancées, mardi 7 juillet, par le groupe Corporate Europe Observatory (CEO) dans un rapport consacré aux activités de lobbying menées à Bruxelles au sujet du Pacte vert européen.
Selon ce rapport, les cent premiers jours qui ont suivi le lancement du Green Deal (EUROPE 12388/1) ont été marqués par 151 réunions entre les représentants d'intérêts de grands groupes industriels et les principaux membres de la Commission chargés du Pacte vert.
À savoir : la Présidente, Ursula von der Leyen, le vice-président, Frans Timmermans, la commissaire à l'Énergie, Kadri Simson, ou encore les directeurs généraux, Ditte Juul Jørgensen et Mauro Raffaele Petriccione.
« Cela représente environ 11 réunions par semaine », souligne le CEO, précisant que 29 réunions seulement (soit deux par semaines) ont eu lieu avec des représentants d'intérêts publics sur cette même période.
Plus encore que la fréquence de ces réunions, ce que dénonce l'organisation, c'est le manque de transparence à leur sujet.
Sur les 56 réunions entre des lobbyistes, le commissaire Timmermans et son cabinet, la Commission européenne a indiqué ne disposer que de trois comptes-rendus seulement.
Or la plupart des réunions non enregistrées concernent l'industrie des combustibles fossiles, soulignent les auteurs du rapport. Ces « pratiques abusives », assurent-ils, seront contestées auprès du médiateur européen.
Pour consulter le rapport : https://bit.ly/2Z7wTR7 (Agathe Cherki)