Une politique agricole commune (PAC) modernisée et durable apportera une contribution décisive aux objectifs ambitieux de l'UE en matière de climat, mais la réalisation de ces objectifs dépendra, dans une large mesure, d'un financement suffisant, selon un avis de la commission de l'agriculture du Parlement européen adopté (37 voix pour, 8 voix contre et 3 abstentions) mardi 7 juillet.
La commission parlementaire se félicite du cadre financier pluriannuel (CFP) révisé et des propositions sur le plan de relance de l'UE, qui constituent « un pas vers la position du Parlement visant à maintenir le financement de la politique agricole de l'UE à son niveau actuel ».
Les députés insistent néanmoins sur le fait que toute mesure supplémentaire relative à la transition verte, y compris la réalisation des objectifs des stratégies ‘de la ferme à la table’ et ‘biodiversité’, doit être financée avec de l'argent frais et ne doit pas se faire au détriment du financement actuel de la PAC.
Les exigences écologiques accrues devraient toujours être compensées financièrement, car on ne peut pas demander aux agriculteurs de faire plus avec moins d'argent, insistent-ils. Ils précisent que l'agriculture dans l'UE est le seul grand système au monde qui a réduit ses émissions de gaz à effet de serre (une baisse de 20% depuis 1990).
Les efforts déployés par les agriculteurs européens pour produire des denrées alimentaires de manière plus durable ne doivent pas être compromis par l'importation de produits en provenance de pays tiers qui ne respectent pas les normes de l'UE en matière de sécurité alimentaire, de protection de l'environnement, de bien-être des animaux et les normes sociales, selon l'avis.
Cet avis est rendu à l’intention de la commission des budgets et de la commission des affaires économiques et monétaires du PE, qui adopteront en septembre un rapport sur le 'Plan d’investissement pour une Europe durable – comment financer le pacte vert'. (Lionel Changeur)