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Bulletin Quotidien Europe N° 12519
POLITIQUES SECTORIELLES / Justice

Démantèlement du réseau mondial de communications cryptées EncroChat utilisé par les organisations criminelles

Les autorités judiciaires et policières françaises et néerlandaises ont annoncé, jeudi 2 juillet, la mise hors service du réseau mondial de communications cryptées, EncroChat, largement utilisé par les organisations criminelles.

Une enquête commune entre la France et les Pays-Bas avait été mise en place, avec le soutien d’Eurojust et d’Europol, et a permis d’intercepter et de déchiffrer en temps réel, à l'insu des expéditeurs, des millions de messages échangés entre les criminels dans le but de planifier des attaques violentes, de la corruption, des tentatives de meurtre ou encore des transports de drogue à grande échelle. Elle a conduit à plusieurs arrestations dans différents pays européens.

« Ces messages sont une mine d’or de preuves qu’on aurait mis des années à trouver », s'est félicité, en conférence de presse, le chef de l'unité criminelle de la police néerlandaise, Andy Kraag.

De son côté, le sous-directeur de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale française, Jean-Philippe Lecouffe, a mentionné quelque 2 000 éléments de preuves, dont une grande partie a déjà été analysée.

L'interception des messages a pris fin le 13 juin 2020, lorsque la société a réalisé qu'une autorité publique avait pénétré la plateforme. EncroChat a ensuite envoyé un avertissement à tous ses utilisateurs, leur conseillant de jeter immédiatement leurs téléphones portables.

Néanmoins, les autorités estiment que les effets de ce coup de filet continueront à faire écho dans les cercles criminels pendant de nombreuses années. Les informations collectées vont contribuer à des centaines d'enquêtes en cours et ont déclenché l'ouverture de plusieurs nouvelles enquêtes. (Marion Fontana)

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