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Bulletin Quotidien Europe N° 12513
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ACTION EXTÉRIEURE / Proche-orient

Mme Terstal ne voit pas l’UE remplacer les États-Unis comme intermédiaire dans le processus de paix

La Représentante spéciale de l'UE pour le Processus de paix au Proche-Orient, Susanna Terstal, a expliqué, mardi 23 juin, qu’elle ne « pensait pas que l’UE pouvait facilement remplacer les États-Unis en tant qu’intermédiaire (broker) pour le processus de paix ».

Lors d’une discussion par Internet organisée par la Vienna School of International Studies, Mme Terstal a estimé que le rôle de l’UE était de discuter avec les parties et avec les trois autres membres du Quartet - Russie, États-Unis et Nations Unies - « pour trouver une voie vers de nouvelles discussions fondées sur les paramètres convenus internationalement ».

Un quartet actuellement divisé. « Nous ne sommes pas d’accord sur les mêmes choses en ce moment. Nous nous parlons, discutons du conflit, mais on ne publie aucune déclaration », a résumé la Représentante spéciale.

Mais Mme Terstal a apporté une touche d’espoir en rappelant que Palestiniens et Israéliens avaient « montré qu’ils pouvaient travailler ensemble », en luttant contre la Covid-19.

Cependant, pour reprendre les négociations, chaque partie devrait prendre des mesures pour rétablir la confiance, a-t-elle ajouté (EUROPE 12498/23). Ce qui deviendra d'autant plus difficile si Israël annexe une partie de la Cisjordanie. « De tels pas auront un effet dévastateur pour la possibilité de paix, pour la stabilité de la région et pour la crédibilité d’un système fondé sur les règles », a résumé la représentante de l'UE (EUROPE 12509/7). 

Et pour Mme Terstal, l’objectif ne doit pas non être le statu quo. « Ce n’est pas une situation tenable. L’occupation continue de la Cisjordanie n’est pas une option. La vie des gens se détériore chaque jour. On ne peut pas avoir une autre génération de Palestiniens qui grandit à Gaza sans possibilité de bâtir un avenir, il ne peut pas y avoir des vagues d’attaques terroristes en Israël. Nous devons briser la spirale de violences », a-t-elle souligné.

Interrogée sur les divisions au sein de l’UE (EUROPE 12490/22), la Représentante spéciale a estimé qu’elles portaient sur la forme plus que sur le fond. Selon elle, les dirigeants européens sont d’accord sur l’importance du droit international, veulent rester sur les paramètres d’une solution à deux États avec Jérusalem comme capitale des deux États et sur les frontières de 1967. « Ils sont tous contre l’annexion, car cela voudrait dire que les frontières de 67 ne sont plus valides », a-t-elle ajouté. Selon Mme Terstal, les différences sont davantage sur la manière de procéder. (Camille-Cerise Gessant)

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