La Global Forest Coalition, qui représente plus de 100 ONG et organisations de peuples indigènes dans le monde, accuse la Commission européenne de contraindre les parties prenantes à choisir entre des combustibles fossiles nocifs et des biocarburants encore plus nocifs, dans la consultation publique sur l'éventuel relèvement de l'objectif climatique de l'UE pour 2030.
Dans une lettre rendue publique mardi 23 juin en lieu et place d'une réponse officielle à la consultation, la Global Forest Coalition exprime deux préoccupations : d'une part, l'UE propose de porter sa part d'énergie renouvelable à 40% maximum d'ici 2030, ce qu'elle juge cruellement insuffisant pour faire face à l'urgence climatique. D'autre part, l'UE continuerait à permettre que son objectif en matière d'énergie renouvelable soit atteint en brûlant du bois et des biocarburants. « Nous faisons part de nos inquiétudes quant aux conséquences de la promotion de la bioénergie par l'UE, notamment par le biais de la directive sur les énergies renouvelables (RED), sur les forêts et la faune, sur le climat et sur les communautés », écrivent les ONG.
Elles déplorent que ces préoccupations, déjà exprimées lors d'une consultation antérieure, n'aient pas été prises en compte. Actuellement, environ 60% de l'énergie renouvelable de l'UE provient de la bioénergie, principalement du bois, suivie par les biocarburants, notamment l'huile de palme et le soja. Pour lire la lettre en anglais : https://bit.ly/31iOB5T (Aminata Niang)