Les ambassadeurs des États membres auprès de l'Union européenne (Coreper) ont agréé, mercredi 24 juin, la position du Conseil de l'UE sur les objectifs et les contours de la Conférence sur le futur de l'Europe dont les travaux démarreront à l'automne, dès que la situation sanitaire le permettra, et dureront jusqu'à l'été 2022.
La dernière proposition de compromis de la Présidence croate, datée du même jour, est presque identique à celle soumise vendredi 19 juin aux États membres et dont EUROPE avait eu copie (EUROPE 12511/9).
Sur le fond, rien ne change. Les États membres sont d'avis que cet exercice de réflexion et de consultation des citoyens devra tirer les leçons de la réponse européenne à la pandémie de Covid-19. Ils ne souhaitent pas prédire d'emblée que la Conférence aboutira à une réforme institutionnelle de l'UE et demandent qu'une personnalité européenne indépendante, choisie d'un commun accord entre le Parlement européen, la Commission et le Conseil, préside les travaux au quotidien.
« Nous avons besoin d'un débat inclusif et ouvert, à travers l'Europe, sur les priorités futures de l'UE et la recherche de solutions concrètes sur la façon d'émerger plus forts et plus résilients de la crise actuelle », a déclaré la Secrétaire d'État croate aux Affaires européennes, Andreja Metelko-Zgombić.
Mercredi, la Finlande a souligné l'importance d'impliquer les partenaires sociaux dans la tenue des débats.
Cet accord permet de débuter les négociations interinstitutionnelles devant mener à l'élaboration d'une déclaration commune sur les objectifs et les contours de la Conférence, condition sine qua non pour le lancement des débats sur l'avenir de l'Europe après la pause estivale. (Mathieu Bion)