Le négociateur en chef de l’Union européenne, Michel Barnier, a appelé, mercredi 24 juin, le Royaume-Uni à modifier certaines de ses positions et à envoyer « des signaux clairs » pour que les deux parties soient en mesure de s’entendre sur « un accord raisonnable » avant la fin de l’année.
Un accord sur les relations post-Brexit entre l'UE et le Royaume-Uni reste « possible », a estimé le négociateur, qui s’exprimait devant le think tank European Policy Center (EPC) alors qu’un nouveau cycle de négociations bilatérales débutera le 29 juin avec des rendez-vous réguliers en juillet et en août.
Rappelant que l’UE est ouverte au « compromis », y compris sur la pêche, où l’UE est prête à « revoir certains paramètres », M. Barnier a fait part d’une certaine irritation quant à l’état des négociations du côté britannique. Si le coronavirus a en effet ralenti certains travaux, « je ne suis pas sûr que l’on aurait fait davantage de progrès dans d’autres circonstances », a-t-il notamment confié.
Le négociateur a évoqué le débat public persistant au Royaume-Uni entre les partisans d'une ligne dure vis-à-vis de l'UE et les autres. Il a aussi abordé le recul de Londres sur les engagements pris à l'automne 2019 dans le cadre de la déclaration politique sur les relations futures, notamment sur les conditions de concurrence équitables ('level playing field'). Il a en revanche estimé que les deux parties se rapprochaient d’un accord sur la coopération policière. (Solenn Paulic)