La commission de l’Emploi et des Affaires sociales (EMPL) du Parlement européen veut assouplir le lien entre les lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres et le Pacte de stabilité et de croissance, dans une résolution législative portée par José Gusmão (GUE/NGL, portugais) et adoptée mercredi 24 juin.
Ils insistent pour que l’activation de la clause dérogatoire générale du Pacte de stabilité, décidée durant la pandémie de la Covid-19, soit maintenue durant toute la période de la pandémie. Par ailleurs, les eurodéputés demandent que les États membres veillent à respecter et à renforcer le rôle des partenaires sociaux et du dialogue social et à « densifier » l’organisation syndicale et patronale.
Par ailleurs, prenant en compte l’incidence de la Covid-19, les parlementaires demandent d’utiliser le Fonds social européen + et des fonds structurels et d’investissements pour renforcer les investissements dans les services publics, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé et du logement. En outre, la taxation du travail doit être réalisée, selon les parlementaires, de telle manière qu’elle soit alignée avec les objectifs de développement durable onusiens et le Pacte vert.
Les parlementaires demandent enfin que les États membres veillent à ce que l’assistance financière réalisée dans le cadre de l’instrument SURE ne soit fournie qu’aux entreprises qui respectent les conventions collectives et qui s’abstiennent de verser des dividendes aux actionnaires et des primes aux dirigeants. (Pascal Hansens)