Le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont répété, vendredi 19 juin, que l’Union européenne s'impliquait fortement pour trouver un accord sur la future relation avec le Royaume-Uni, « mais pas à n’importe quel prix », ont-ils tous deux commenté.
Les deux responsables ont informé les Vingt-sept de leur réunion du 15 juin avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson (EUROPE 12506/6). Et, au lendemain de l’adoption par le Parlement européen de sa position sur les négociations en cours (EUROPE 12509/5), ils ont rappelé les quatre grands points de divergence actuellement sur la table avec le Royaume-Uni : les conditions de concurrence équitable ('level playing field'), la pêche, la gouvernance de l'accord et la coopération judiciaire et policière.
Le protocole sur l’Irlande du Nord, qui doit être opérationnel en janvier 2021 après la période de transition post-Brexit, « est essentiel », a insisté Charles Michel. Après le refus de Londres d'étendre la période de transition, l’UE est d’accord pour « intensifier les négociations », a-t-il dit.
Mme von der Leyen estime que « personne ne peut dire où ces négociations seront à la fin de l'année ». Néanmoins, l’UE aura « tout fait pour qu’un bon accord » soit trouvé, a-t-elle considéré.
Dans la matinée, la secrétaire d'État française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, avait estimé qu'à ce stade, un échec des négociations sur les relations futures ne pouvait pas être exclu.
Le président du Parlement européen, David Sassoli, a lui aussi partagé cette crainte avec les Vingt-sept. « Nous avons la responsabilité de nous préparer au 'no deal' » et, s'il n'y a pas d'accord, « l'UE sera prête », a-t-il assuré. (Solenn Paulic)