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Bulletin Quotidien Europe N° 12510
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Developpement durable

Déforestation en Amazonie, les eurodéputés demandent à l'UE de ne pas être complice

Les eurodéputés ont fustigé, vendredi 19 juin, la politique d'accaparement des terres et de déforestation massive du gouvernement Bolsonaro, qui s'intensifie pendant la pandémie de Covid-19, au mépris des droits des peuples indigènes et d'un bien public mondial unique pour la biodiversité et la lutte contre le changement climatique.

Mais ils ont aussi pointé du doigt la responsabilité de l’UE, l’appelant à « ne pas être complice » par ses politiques agricole et commerciale, lors d’un débat avec le commissaire européen à l’Environnement, Virginijus Sinkevičius.

Tous ont jugé « inacceptable » la proposition de légalisation de l'accaparement des terres au profit de l'agriculture industrielle et de l’activité minière. Dénonçant « un écocide, un génocide », Saskia Bricmont (Verts/ALE, belge) a même plaidé pour que l’UE demande le retrait de ce projet de loi.

« Avec le Green Deal européen et la stratégie pour la biodiversité d'ici 2030, nous voulons participer aux efforts de lutte contre la déforestation dans le monde et utiliser tous les instruments diplomatiques pour ce faire », a déclaré M. Sinkevičius.

Le commissaire a estimé qu'au-delà du dialogue politique avec les pays tiers, les accords de libre-échange, comme celui conclu avec le Mercosur, étaient « un autre moyen de faire respecter les engagements internationaux en matière de climat et d'environnement et de mettre en œuvre le chapitre 'développement durable'» de tels accords.

De nombreux députés de gauche, mais de droite également, à l'instar de Mairead McGuiness (PPE, irlandaise), ont mis en doute l'efficacité de ce chapitre et ont déploré que la ratification de l'accord avec le Mercosur soit toujours à l'ordre du jour. Les importations européennes de soja et d'huile de palme étaient sur toutes les lèvres.

La Commission envisage une série de mesures dans le cadre du suivi de sa communication de juillet 2019 pour renforcer la contribution de l'UE à la protection et la restauration des forêts dans le monde (EUROPE 12391/5). « Elle présentera une proposition législative en 2021 et d’autres mesures pour lutter contre tous ces produits sur le marché qui sont liés à déforestation. Une évaluation d’impact est en cours », leur a répondu le commissaire.

Une nouvelle initiative pour la gouvernance des entreprises durables est  envisagée et « le devoir de diligence sera pris en considération. » En outre, une plateforme de toutes les parties prenantes se réunira pour la première fois, en octobre, pour échanger des informations sur le commerce dans le contexte de la déforestation.

Du débat, M. Sinkevičius a dit avoir retenu que la lutte contre la déforestation est une priorité et que ce défi à multiples facettes - environnementale, sociale, économique, de droits humains, de sécurité - exigeait d'être abordé d'une manière holistique avec les pays partenaires. Il conviendra aussi de tenir compte de la complexité de la chaîne d'approvisionnement dans les politiques internes de l'UE pour réduire leur empreinte dans les pays tiers. « C'est ce que nous ferons », a-t-il affirmé. (Aminata Niang)

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