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Bulletin Quotidien Europe N° 12498
SOCIAL - EMPLOI / Emploi

La Commission européenne lance la 2e phase de consultation des partenaires sociaux sur un instrument européen introduisant un salaire minimum juste

La Commission européenne a annoncé, mercredi 3 juin, le lancement de la deuxième étape de la consultation des partenaires sociaux sur un instrument permettant de garantir un salaire minimum juste et équitable pour les travailleurs européens.

 « Sur la base des réponses reçues (durant la première phase de consultation – EUROPE 12403/5), la Commission a conclu qu'il est nécessaire que l'UE prenne de nouvelles mesures », a déclaré la Commission dans un communiqué, rappelant encore une fois que l’objectif n’est pas de fixer un salaire minimum uniforme au niveau européen, mais de créer les conditions pour assurer des salaires décents aux citoyens européens.

« Un travailleur sur six est classé parmi les bas salaires dans l'UE et la majorité d'entre eux sont des femmes », a rappelé le commissaire à l’Emploi et aux Droits sociaux, Nicolas Schmit, rappelant que ce sont bien souvent ces mêmes travailleurs qui ont « maintenu nos sociétés et nos économies en vie alors que tout le reste devait s’arrêter » durant la crise de la Covid-19.

Les partenaires sociaux auront jusqu’au 4 septembre pour répondre à la consultation sur la forme - non législative ou législative - que devrait prendre l’initiative, comme une directive dans le domaine des conditions de travail.

Des écarts salariaux creusés par la Covid-19

Pour la Confédération européenne des syndicats (CES), la crise sanitaire causée par le virus SARS-CoV-2 a aggravé les écarts salariaux en Europe, rendant d’autant plus urgente la mise en place d’un tel instrument.

Près de 40% des travailleurs de l'UE se disent dans une situation plus difficile qu'avant la crise et cette proportion est supérieure à 40% dans 13 États membres (Italie, Espagne, Pologne, Roumanie, Portugal, Croatie, Bulgarie, Slovénie, Slovaquie, Grèce, Hongrie, Chypre et Malte).

Un peu moins de 50 % des travailleurs déclarent que leur temps de travail a diminué depuis le début de la crise et cette proportion est supérieure à 50% dans 10 États membres (Italie, Espagne, France, Pologne, Roumanie, Croatie, Bulgarie, Grèce, Chypre et Malte), provoquant une perte sèche de revenus. 

Mi-mai, le Portugal, l’Espagne et l’Italie avaient lancé un appel pour créer un système européen de revenu minimum afin de minimiser l’impact social de la crise de la Covid-19 (EUROPE 12484/30).

Pour lire le document de consultation de la deuxième phase : https://bit.ly/3dvTxay (Pascal Hansens)

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