« Être préparé pour le pire, quitte à être « trop » préparé ». C'est ainsi que Maria Neira, directrice de la santé publique à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a répondu à une question d'un journaliste sur la possibilité d'une seconde vague de contaminations à la Covid-19.
Elle s'exprimait à l'occasion d'une conférence de presse organisée mercredi 3 juin par l'Alliance sur la santé et l'environnement (HEAL) à propos de l'appel lancé par des millions de professionnels de la santé aux dirigeants du G20 afin que ceux-ci fassent la part belle à la santé dans leur plan de relance économique.
Rappelant que la première vague n'était pas encore terminée, Mme Neira a indiqué qu'il était très difficile de prédire une seconde vague, mais que celle-ci pourrait avoir lieu dans une plus faible proportion, peut-être à l'automne, lorsque la grippe frappera. « Nous ne savons pas s'il y aura une seconde vague. Ce que nous savons, c'est qu'en Europe, le niveau d'immunité de la population générale est très faible (5 à 7%). Nous devons être préparés », a-t-elle dit, appelant les États membres à se doter d'un système épidémiologique robuste pour détecter et répondre rapidement au virus. Et d'ajouter : « On ne peut pas vivre indéfiniment dans la peur. Mais il faut être préparé sans être trop paranoïaque ni trop tranquille ». (Sophie Petitjean)