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Bulletin Quotidien Europe N° 12495
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INSTITUTIONNEL / Eu2020de

Angela Merkel souligne « l’intérêt stratégique » du dialogue avec la Chine pendant la Présidence allemande du Conseil de l'UE

L’Europe peut « sortir de la crise plus forte qu’elle n’y est entrée », a espéré la chancelière Angela Merkel, en présentant, mercredi 27 mai au soir, les priorités en matière de politique étrangère de l’Allemagne pour sa Présidence du Conseil de l’Union européenne au deuxième semestre 2020.

S’exprimant lors d’un débat en ligne de la fondation Konrad Adenauer, elle a insisté sur la « solidarité » et la « responsabilité » de l’UE alors que « la pandémie entraînera une intensification des conflits et des problèmes existants dans de nombreux endroits ». Entre le dialogue avec les États-Unis, « qui n’est pas tel que nous pourrions le souhaiter », et les « critiques constructives » adressées à la Russie, la chancelière a porté l’accent sur le dialogue avec la Chine (voir autre nouvelle).

Le sommet avec Pékin, qui devrait en principe se tenir le 14 septembre à Leipzig, reste l’une des priorités sur la scène mondiale d’Angela Merkel. Tout en rappelant l’attachement de l’UE au principe « un pays, deux systèmes », alors qu'une loi chinoise sur la sécurité remet en cause l'autonomie de Hong Kong (EUROPE 12492/19), la chancelière a surtout mis en avant « l’intérêt stratégique » du dialogue.

L’Allemagne espère toujours la conclusion, d'ici la fin de l'année, de l’accord bilatéral sur l'investissement « très ambitieux », dont les négociations se sont poursuivies à distance pendant la pandémie (EUROPE 12475/14).

Angela Merkel espère aussi faire avancer le dialogue sur les questions de climat et aborder les « questions de transparence » en matière de santé. La pandémie en a fait sentir le besoin, a-t-elle rappelé au passage.

Le quatrième point que la chancelière espère aborder dans le dialogue avec la Chine est l’Afrique. Il est essentiel, selon elle, de s’accorder sur « des critères communs » de développement en Afrique et de réaffirmer les « valeurs européennes », a-t-elle expliqué.

Pour l’heure, l’Allemagne ne s’est pas encore prononcée sur le maintien du sommet UE/Chine, ni même sur la nature de la rencontre, physique ou par vidéoconférence. Les doutes progressent toutefois dans le pays.

« L'industrie allemande regarde avec inquiétude les tensions politiques et sociales à Hong Kong », a notamment écrit la Fédération industrielle allemande (BDI), dans un communiqué publié jeudi 28 mai. La présidente de la commission des droits de l’homme du Bundestag, la libérale Gyde Jensen (FDP), a toutefois plaidé pour que le sommet soit maintenu et utilisé comme « levier », tout en regrettant que la réaction allemande ait été « beaucoup trop faible » face à la situation à Hong Kong (EUROPE 12492/19).

La Présidence allemande du Conseil de l'UE et le Parlement européen sur la même ligne

Plus tôt dans la journée, la chancelière et les ministres des Finances et des Affaires étrangères allemands s'étaient entretenus, en visioconférence, avec la Conférence des Présidents du Parlement européen afin de présenter les priorités de la Présidence allemande du Conseil de l'UE.

Au-delà de la place de l'Europe dans le monde, la Présidence devrait aussi s'attacher à relever les défis liés aux conséquences socioéconomiques de la pandémie de Covid-19 et mettre l'accent sur le prochain cadre financier pluriannuel et le plan de relance (EUROPE 12494), y compris sur les ressources propres et sur l'importance de l'État de droit. L'Allemagne souhaiterait aussi travailler sur une reprise verte et numérique et sur la migration et l'asile, alors que la proposition de la Commission est attendue pour juin. Les négociations avec le Royaume-Uni seront également en haut de l'agenda de Berlin.

Des priorités qui ont été soutenues par la Conférence des présidents, selon une source du Parlement. En amont de la rencontre, les groupes des Verts/ALE et du S&D avaient mis l'accent sur une Europe sociale et sur le Green Deal(Nathalie Steiwer avec Camille-Cerise Gessant)

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