Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a alerté, jeudi 28 mai, le Conseil de sécurité des Nations Unies concernant la « gravité de la crise » au Sahel.
« La situation continue de se détériorer à un rythme alarmant », a-t-il souligné dans un discours, appelant à faire plus et mieux.
À titre d’exemple, M. Borrell a rappelé que plus de 4 000 personnes avaient été tuées depuis le début de l’année dans des attaques terroristes, qu’il y avait 800 000 déplacés au Burkina Faso, soit sept fois plus qu’il y a un an, et qu’environ 50 millions de personnes faisaient face à un risque d’insécurité alimentaire en raison du terrorisme et de la pandémie de Covid-19.
Le Haut Représentant a aussi qualifié le Sahel de « cas d’école où tous les éléments modernes de politique étrangère sont en jeu ». « La sécurité, l’extrémisme et le terrorisme, la gouvernance, le développement durable, le changement climatique conduisent tous les dynamiques du conflit et expliquent pourquoi nous avons besoin d’une approche intégrée », a-t-il expliqué.
Depuis 2014, l’UE et ses États membres ont apporté un soutien financier à la région pour un montant de près de 9 milliards d’euros, a rappelé M. Borrell, qui a aussi mis en avant les trois missions PSDC de l'UE dans la région (EUTM Mali, EUCAP Sahel Mali, EUCAP Niger). (Camille-Cerise Gessant)