Le confinement expose « de nombreux enfants, notamment ceux en situation de vulnérabilité en raison d'un handicap mental ou physique ou d'une situation de dépendance » à l'enfermement « avec leurs agresseurs, que ce soit à la maison, dans des structures d'accueil, dans des camps de réfugiés ou dans des lieux où ils sont privés de liberté », souligne le Comité de Lanzarote, organe du Conseil de l'Europe en charge de la mise en œuvre de la 'Convention sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels'.
Sans compter que, de manière générale, « les enfants se connectent davantage », ce qui les met davantage à la merci des délinquants sexuels en ligne.
Le Comité appelle donc à une information adressée au grand public sur les services d'assistance téléphoniques et les plateformes en ligne, qui doivent être disponibles 24 h/24 et voir leurs ressources humaines renforcées.
Le Conseil de l'Europe, pour sa part, a conçu une page web spécifique portant non seulement sur le signalement des violences contre les enfants, mais aussi sur des thèmes tels que la manière de leur parler du Covid-19, la gestion du temps d'écran pendant la crise, la recherche de contenus de qualité, la scolarisation à domicile, l'accompagnement des adolescents, etc.
Lien vers la page : https://bit.ly/2xglu6u (Véronique Leblanc)