Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a salué l’annonce faite la veille par l’Arabie saoudite, au nom de la 'Coalition pour soutenir la légitimité au Yémen', d’un cessez-le-feu unilatéral de deux semaines au Yémen pour prévenir une propagation du Covid-19.
« Il est désormais impératif que les parties nationales au conflit, à savoir le gouvernement du Yémen et le mouvement Ansar Allah, cessent immédiatement toutes les hostilités et entament des pourparlers de bonne foi sous les auspices des Nations Unies », a-t-il souligné dans un communiqué.
Selon le porte-parole, une réunion de crise entre les parties, telle que proposée par l'envoyé spécial des Nations unies, Martin Griffiths, représente « une occasion unique » de discuter des moyens de mettre fin au conflit. Il a donc encouragé les parties à s'engager véritablement et de manière constructive dans le processus et à s'abstenir de toute action unilatérale susceptible de compromettre son objectif.
Le porte-parole a également rappelé qu’en cette période de pandémie, les biens commerciaux, en particulier les médicaments, et l'aide humanitaire devaient continuer à circuler sans entraves et à atteindre ceux qui en ont besoin. L’impact de cette pandémie sur un pays ravagé par six années de guerre pourrait être catastrophique, a-t-il prévenu. (Camille-Cerise Gessant)