À l’heure où nous mettions sous presse, jeudi 9 avril, les pays membres de l’OPEP+ et quelques autres pays producteurs de pétrole discutaient toujours d’une potentielle réduction de la production pétrolière mondiale à hauteur de dix millions de barils par jour.
Si de nombreux doutes persistaient sur la conclusion d’un accord final, les parties pourraient parvenir à un accord provisoire, dans l’attente de la réunion des ministres de l’Énergie du G20 qui aura lieu vendredi 10 avril (EUROPE 12463/26).
En effet, les États-Unis et le Canada n’ont pas participé à la réunion virtuelle de jeudi, mais prendront évidemment part au G20.
Or, en amont de la réunion, le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a déclaré que Moscou souhaitait une action commune coordonnée pour stabiliser les marchés de l’or noir. Ainsi, même si la Russie a indiqué, jeudi, qu’elle était prête à réduire sa production de 1,6 million de barils par jour, elle pourrait s’opposer à la finalisation d’un accord n’incluant pas les États-Unis.
Ces deux réunions successives ont été organisées en réponse à la chute vertigineuse du prix du baril provoquée par la pandémie de Covid-19 et l’échec des précédentes négociations entre l’OPEP, emmenée par l’Arabie Saoudite, et la Russie (EUROPE 12461/32). (Damien Genicot)