Dans un nouveau rapport publié lundi 30 mars, l’ONG WWF met en évidence le lien entre l’émergence de pandémies, telles que celle du Covid-19, et l’impact humain sur les écosystèmes et les espèces sauvages.
En effet, si l’origine exacte du coronavirus SARS-CoV-2 n’est pas encore connue, il semblerait que ce virus fasse partir des ‘zoonoses’, c’est-à-dire des maladies transmises de l’animal à l’homme, à l’instar du virus Ebola, du HIV ou encore de la grippe aviaire.
Or, la destruction des habitats et de la biodiversité rompt l’équilibre écologique qui limite les micro-organismes responsables de certaines maladies, souligne le WWF.
« De plus, les habitats artificiels ou les zones naturelles dégradées à forte densité humaine peuvent faciliter davantage la propagation d’agents pathogènes », ajoute l’ONG.
La déforestation et l’urbanisation effrénée créent ainsi des conditions favorables à la propagation des ‘zoonoses’ en permettant aux agents pathogènes d’origine animale d’arriver jusqu’à l’homme et de se diffuser rapidement.
L’ONG insiste notamment sur le rôle du commerce d’espèces sauvages dans la transmission des ‘zoonoses’ – l’une des pistes privilégiées concernant l’origine de la pandémie actuelle –, tout en indiquant que 75% des maladies humaines connues sont d’origine animale et que 60% des maladies émergentes sont transmises par des animaux sauvages.
En conclusion, le WWF estime qu’un scénario consistant à faire reprendre les vieilles recettes et à faire comme si de rien n'était pour relancer l’économie après cette crise « n’est pas une option si nous voulons éviter de nouvelles pandémies dans le futur ».
Pour consulter le rapport (en anglais) : https://bit.ly/3btk9rs (Damien Genicot)