La Commission européenne a annoncé, lundi 30 mars, plus de 840 millions d’euros de soutien financier pour les pays du partenariat oriental (Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Moldavie et Ukraine) afin de répondre à la crise du Covid-19.
140 millions d’euros vont être réaffectés pour répondre aux besoins les plus immédiats : fourniture de dispositifs médicaux et d’équipement, aide à la formation du personnel médical et de laboratoire et actions de sensibilisation auprès de la population. Sur ces fonds, 11,3 millions d'euros ont été mis à la disposition des organisations de la société civile. La Commission va également travailler avec l'Organisation mondiale de la santé et déployer 30 millions d'euros pour garantir que les fournitures nécessaires soient achetées en commun et distribuées efficacement aux systèmes de santé des pays du Partenariat oriental dans les prochaines semaines.
De plus, 700 millions d'euros issus d'instruments existants vont être réorientés pour contribuer à atténuer l'impact socioéconomique de la crise du coronavirus.
La Commission n’était pas en mesure de communiquer à EUROPE la répartition par pays, mais Carl Hartzell, l’ambassadeur de l’UE en Géorgie, a annoncé 20 millions en allocations d’urgence et 70 millions de fonds redirigés vers de la formation et les équipements médicaux, le soutien à des groupes vulnérables et une aide à la reprise des entreprises. Son homologue en Ukraine, Matti Maasikas, a annoncé 80 millions d’euros pour ce pays.
Réallocation d’aides à la Tunisie et au Maroc
Par ailleurs, durant le week-end, le commissaire à la Politique de voisinage, Olivér Várhelyi, a annoncé que l’UE allait accélérer son soutien à la Tunisie de 250 millions d'euros pour 2020 afin de répondre aux besoins immédiats et à l'impact socioéconomique de la pandémie.
Concernant le Maroc, 150 millions d’euros vont être réalloués immédiatement et la Commission utilisera « toute la flexibilité possible » pour réorienter 300 millions d’euros des fonds alloués au pays vers la réponse à la pandémie en accélérant leur mobilisation pour répondre aux besoins budgétaires exceptionnels. (Camille-Cerise Gessant)