Les ministres européens des Finances ont donné leur feu vert, jeudi 5 décembre, au lancement d'une étude indépendante qui permettra d'étudier en 2020 la faisabilité de deux des trois options préconisées par le rapport 'Wieser' sur la rationalisation de l'architecture financière européenne pour le développement (EUROPE 12382/16).
Dans des conclusions qu'ils ont adoptées, les ministres écartent l'option visant à créer une structure partagée entre la BEI et la BERD. L'étude de faisabilité portera donc sur les options suivantes : - transférer de la BEI à la BERD les interventions hors de l'Union européenne (option 1) ; - demander à la BEI de mettre sur pied une filiale ('subsidiary') pour ses activités hors de l'UE et d'y être actionnaire minoritaire aux côtés des États membres, de la Commission et des banques nationales de développement (option 3).
Lors d'un débat public, l'Espagne a souhaité que les délais retenus, à savoir une présentation des résultats de l'étude à l'automne 2020, soient anticipés, notamment parce que les ministres des Finances devront se pencher d'ici mai prochain sur la stratégie d'investissement de la BERD.
Pour le Danemark, la réflexion en cours doit permettre non pas de mobiliser davantage de moyens financiers pour la politique pour le développement, mais d'optimiser l'impact des moyens déjà disponibles, l'Union européenne et ses États membres étant déjà les plus importants bailleurs de fonds dans ce domaine.
La Roumanie a fait valoir l'importance d'une répartition géographique équilibrée des enveloppes, soulignant l'importance stratégique de la région des Balkans occidentaux.
Accueillant favorablement ces travaux, l'organisation ONE a plaidé pour un budget robuste pour l'action extérieure dans le cadre du prochain cadre financier pluriannuel 2021-2027.
Voir les conclusions : http://bit.ly/2Ln0U87 (Mathieu Bion)