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Bulletin Quotidien Europe N° 12384
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

La Grèce, première étape de la tournée d'Ylva Johansson et Margaritis Schinas, demande un soutien accru sur les retours de migrants

La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, et le vice-président chargé de la Promotion du mode de vie européen, Margaritis Schinas, ont entamé, jeudi 5 décembre à Athènes, un tour des capitales destiné à alimenter le futur Pacte européen pour l’asile et les migrations. Comme ils l’ont annoncé le 2 décembre, lors du Conseil des ministres de l’Intérieur de l’UE (EUROPE 12381/4), ils poursuivront leur déplacement le 6 décembre à Ankara.

Ce premier déplacement en Grèce devait permettre aux deux responsables de s’entretenir directement avec les responsables grecs de la situation « sur le terrain », a expliqué la commissaire sur son compte Twitter, ajoutant que les « défis grecs sont les défis européens ».

La situation de la Grèce, un temps éclipsée par les discussions sur les mécanismes temporaires de débarquement des migrants dans les ports italiens ou maltais (accord de Malte), s’est aggravée ces derniers mois, avec des arrivées en hausse en provenance de Turquie et des conditions de vie exécrables dans les camps des îles grecques.

Plusieurs dysfonctionnements en lien avec l’accord de mars 2016 entre l’UE et la Turquie ont été identifiés, notamment les retours de demandeurs d’asile vers la Turquie.

Lundi 2 décembre, le gouvernement grec a, lui aussi, émis ses nouvelles idées sur le sujet et fait circuler un document de réflexion (« concept paper ») auprès de ses homologues européens.

Ce document indique notamment la nécessité d’un « mécanisme européen de retours », alors que, malgré « les efforts constants des États membres, de la Commission européenne et de l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, le taux de retour est loin d'être satisfaisant » (36% des décisions annuelles de retour émises dans l’UE sont effectuées, en moyenne). Un premier pas dans cette direction consisterait donc à mettre en place un mécanisme européen commun de retours (CERM), écrit le gouvernement grec.

Il s’agira de combiner « les outils/pratiques/politiques/législations existants, en exploitant au maximum leur potentiel, tout en permettant un suivi efficace des progrès réalisés en matière de retours », mais sans créer de nouvel organe ni de nouvelle législation.

Lundi, une source diplomatique d’un autre État membre expliquait ainsi que plus d’efforts diplomatiques pouvaient être entrepris par les plus grands États membres dotés d’un plus grand réseau d’ambassades ou de consulats dans les pays tiers pour faire pression en faveur de la reprise par ces pays de leurs ressortissants.

Dans le document grec, cette action améliorée de retours s’appuierait sur le mandat renouvelé de l’agence Frontex (dont le nouveau statut est entré en vigueur le 4 décembre) et ses effectifs à venir de 10 000 personnes d’ici à 2027.

Toutefois, au-delà de la politique des visas, la Grèce envisage aussi le recours aux leviers de pression et incitations négatives ou positives. Les relations commerciales peuvent aussi être utilisées comme leviers. (Solenn Paulic)

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